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vendredi 2 décembre 2011

Des bas des hauts

Tout ne peut pas toujours être rose et digne d'un dessin animé des bisounours, il faut parfois que l'on passe dans le creux de la vague pour mieux en ressortir. Il se trouve que je suis actuellement avec le moral au niveau des chaussures, oh rien de grave, ça va revenir, il faut deux bonnes journées de rugby ce weekend et ce sera reparti!

Plusieurs raisons à ce coup de mou, tout d'abord je dirais le logement, ça va faire 3 mois que je suis ici, j'ai déjà vécu dans 3 places différentes pendant 1 mois chacune et il est question que je change encore une fois... Mais cette fois ci c'est moi qui le demande. Le logement dans lequel je suis actuellement est super grand, il est bien placé, j'y suis installé mais le problème c'est que je n'ai pas d'eau et là de suite ça fait devenir un appartement confortable en galère, car on n'a plus l'habitude en France d'aller chercher notre eau hors de chez nous, et ici ça me fait bizarre! Bref j'ai demandé de changé d'appart' car pas d'eau = pas de douche, pas de chasse d'eau, pas de vaisselles, etc. Ils ont visiblement un appartement à me filer, il serait moins grand, mais aurait tout le confort minimum (eau/toilette à l'européenne), c'est tout ce que je demande!

La seconde raison est peut-être le moment creux que vit le club, beaucoup de joueurs ont des exams, d'autre sont faignant simplement, enfin on en est à s’entraîner pendant la semaine à 10 ce qui est frustrant quand on a une compétition dans 1 mois et demi. Qui plus est je n'arrête pas de me bouger pour le club à organiser des évènements, gérer les entrainement des seniors, féminines, de l'école de rugby, dans l'ONG, je lance ce lundi une seconde école de rugby pour les écoles étrangères (britannique, américaine et française), à côté de cela je m'occupe des partenariats (Be Rugbe futur partenaire ballon des Hurricanes, Corona qui fournit des bières gratuites à la prochaine soirée, lancement de la carte de membre,...), le tout en essayant de gérer les égos, comprendre leurs problèmes etc. Et après avoir fait tout ça je m'entends dire que je ne fais rien, je tombe un peu de cul, alors c'est sur je n'ai pas (plus) de diplôme à passer, je n'ai pas un foyer à nourrir (quoiqu'il va falloir que j'y pense), je n'ai pas ma "vie sociale" ici mais bon justement ma vie sociale j'ai mis une croix dessus, je n'ai pas touché un rupee depuis mon arrivée, j'ai laissé ma culture pour la leur que j'essaye de comprendre, d'apprendre et de respecter et je passe le clair de mon temps à chercher des opportunités pour les joueurs, d'améliorer leurs droit auprès de la fédération indienne en essayant aussi de leur dégager des salaires mais bon ils ne le voient pas ça et me disent que je ne fais rien....

Aujourd'hui il y a le mariage d'un ancien joueur du club, je ne le connais pas et ne l'ai jamais rencontré mais il a invité toute l'équipe des Hurricanes (c'est tout à son honneur), mais j'ai décidé de refuser d'y aller et je suis sur que ça en choque/gène plus d'un, tout d'abord ils ont été plusieurs à m'appeler pour me demander si j'y allais, mais non je ne veux pas y aller pour deux principale raison, enfin trois, la première c'est qu'en tant que blanc je suis un faire valoir, tout le monde va vouloir me parler pour ne rien me dire, prendre une photo avec moi et dire "Il y avait un blanc à mon mariage!", être un pantin non merci, ensuite, tout le monde raffole des mariage, que ce soit de la famille proche ou du cousin de l'ami du frère, tout le monde se rend au mariage car pour les indiens ce qui est gratuit est bon, et vu qu'on va au mariage principalement pour manger (on y reste le temps de manger et on part), on en profite et faire le pique assiette pas pour moi! Qui plus est plusieurs de mes joueurs m'ont fait des faux plans à ne pas venir à des entraînements car il y avait le mariage du frère cadet de l'ami du voisin, donc la troisième raison c'est aussi un peu pour les faire chier, ils ne viennent pas à l'entrainement, je ne vois pas pourquoi j'irai à un mariage d'une personne que je ne connais pas, alors certes mon attitude est peut être enfantine mais elle traduit une petite lassitude de ces us et coutumes indiennes qui sont totalement irrespectueuses comme le fait d'être incapable d'attendre en ligne, ou encore de couper la parole aux gens, ou même de parler en Hindi à propos de moi en face de moi, vous me direz c'est la culture mais est-ce que tout ce qui est culturel est bien et excusable (ne serait-ce que dans la culture française...)?

Bref, outre cela, il y a tout de même des raisons des sourire car ce n'est pas la mort tout de même! Aujourd'hui justement j'ai décidé de me faire une bonne bouffe, et vous serez d'accord avec moi qu'un bon repas remet le moral d'aplomb (d’ailleurs pourquoi ces demoiselles en détresse se callent devant la TV avec pot de Nutella ou d'Hagendaz quand ça ne va pas? Ben la nourriture est un refuge!). Donc je me suis trouvé un restaurant qui faisait... Buffet à volonté (pas le buffet comme en France avec 2 carottes râpées et 3 tomates, mais là il y avait de tout, chaud, froid, dessert enfin tout ce qu'il fallait pour me remonter le moral. J'ai donc quitter les lieux avec mon enthousiasme gonflée à bloc comme mon ventre! En arrivant chez moi, on me dépose un courrier de Monsieur l'Ambassadeur de France "himself" qui nous remercie de l'accueil qu'on lui a fait lors du tournoi de 7 et qui me dit plein de bonne chose, souhaitant que l'ambassade accompagne le club dans ses projets de développement du rugby dans la ville et le pays. C'est vraiment super, on va pouvoir essayer de pousser pour avoir pas mal de contact d'entreprises françaises à Delhi, organiser des soirs de match à l'Ambassade lors du tournoi des 6 nations, et surtout l'ambassadeur va envoyé un courrier signé de sa main à la FFR pour demander des aides!

Donc voilà, ça va faire 1 trimestre que je suis là, le temps est long par moment mais c'est la rançon de missions comme celle-ci, il faut savoir manger son pain noir parfois pour repartir de plus belle.

J'en profite pour repasser une annonce que j'ai déjà passé sur Facebook:
A la fin janvier, on va jouer la compétition de 2nde division du championnat indien, le niveau est relativement modeste mais j'aurai besoin de deux joueurs (idéalement un avant et un arrière) pour renforcer l'équipe, apporter de l’expérience et la guider. Pas besoin de parler anglais couramment, le langage du rugby étant international!
Le deal étant le suivant, le joueur prend en charge son VISA et son aller/retour et nous (je) l'hébergeons (nourrit, logé, blanchi) pendant le temps du séjour qui idéalement serait de début janvier à la fin du mois.
Il nous reste un mois pour finaliser cela en sachant que sans la notion d'urgence (plus chère) je pense me souvenir qu'un visa pour l'Inde met 2-3 semaines pour arriver.

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vendredi 21 octobre 2011

Who want to play rugby?

Entre hier et aujourd'hui j'ai fais deux initiations au rugby, bien que le contenu était identique, ces sessions étaient diamétralement opposées.

En effet, la première s'est passée dans une résidence d'artiste, c'est à dire un lieu très calme verdoyant, favorisant la réflexion et l'inspiration. On a retrouvé avec Pepsi et Apurv (un joueur de l'équipe qui nous a mis en relation avec en l’occurrence sa soeur) un groupe de 10 enfants et des personnes qui les encadraient. On rencontre alors Juhi (la soeur d'Apurv) qui nous présente l'ONG Tara Trust qui travaille avec les enfants et les femmes pour développer leurs moyens d'expressions surtout par le biais de l'art mais ce jours c'était par le sport et plus particulièrement le rugby.

Donc on a fait une session très tranquille dans cet endroit idyllique avec 10 enfants, je n'osais pas siffler tellement l'endroit était silencieux. La séance s'est super bien passée, tout le monde s'est régalé, les enfants, les encadrants et nous les coachs, c'est très agréable de travailler dans de telles conditions.


Donc et à l'opposé de cette séance, ce matin on est allé dans une école où nous attendaient beaucoup, beaucoup d'enfants! Heureusement, j'avais prévu le coup et après l'entraînement j'ai demandé à mes joueurs de m'accompagner ainsi qu'aux filles qui étaient présentes, résultat on devait être une quinzaine pour faire face aux enfants.

On arrive sur les lieux où on va faire jouer les enfants: un vieux terrain de handball en terre battue... On ne se démonte pas! Je divise le terrain en 4, je briefe mes coachs, j'enverrai sur chaque terrain 8 filles et 8 garçons et ils seront 3 dont 1 fille à s'en occuper, je leur donne des clés et exercices pour accomplir les sessions et le bruit qui était jusqu'alors lointain se rapproche... dangereusement! :)

Arrivent en rang serrés près de 100 gamins qui viennent s'installer dans les "tribunes" du terrain. Je suis frustré de ne pas pouvoir tous les prendre mais 64 gamins sur un terrain de handball c'est déjà beaucoup et avec trop d'enfant les séances n'auraient pas été possibles au vu de l'excitation de ces garnements!


On mène donc la première séance pendant 45 minutes tout se passe bien, tous les coachs s'en sortent, j’impressionne beaucoup d'enfants qui n'arrêtent pas de me poser des questions. On enchaîne la seconde session tout aussi bien, les enfants sont un peu plus jeunes et encore plus enthousiaste. A la fin de cette 2ème session on a 40 minutes pour se poser et souffler avant la dernière session. C'est ce moment là qu'ont choisi tous les enfants de la 2ème session pour venir nous serrer les mains et nous demander... des autographes... Déjà j'ai été désarticulé avec tous les enfants se battant pour mes mains et ensuite j'ai fait un atelier "signature" pour les enfants, mais j'insistais pour qu'ils aillent voir les coachs qui sont les vrais "stars" et non moi! Ils m'ont posé milles et une questions, une petite est même quasiment tombée amoureuse de moi me demandant si elle pouvait m'ajouter sur Facebook, si j'étais marié, elle m'a même proposé de partager son repas. :)


Après cette interlude on a pris le 3ème groupe qui était encore plus jeune, là j'ai suggéré à mes coachs de travailler l'imaginaire des enfants en en faisant des lions, tigres ou autres tortues. Là encore ce fut un régal et là encore j'ai du laissé des enfants sur le côté... Mais encore à la fin tous sont venus me désarticuler les bras, et solliciter ma signature. Mais sous leur impatience oppressante et suffocante j'ai dis "BAS" ("STOP") car il se montaient littéralement dessus pour avoir ma gribouille...

On a donc finit là dessus, on a remercié chaleureusement la directrice de l'établissement qui a été très contente de l'évènement ainsi que le responsable des sports qui n'a eu rien a faire et qui est resté assis pendant tout le temps de notre intervention qui aura durée 4h30!

J'ai remercié mes coachs et certains qui n'avaient jamais fait ça dont certaines filles m'ont dit qu'ils ne voulaient pas de mes mercis et qu'au contraire me remerciaient de leur avoir donné cette occasion de venir avec moi dans une école car ils se sont vraiment plu avec les enfants! J'ai trouvé de nouveau coachs!

Donc dans les deux situations qui sont assez opposées, on a finit par se retrouver sur les mêmes points qui sont le plaisir de partager, de jouer avec un ballon ovale et de passer un bon moment en groupe.

Voilà pourquoi je suis là, voilà pourquoi je veux faire ça, voilà ce en quoi je suis bon (sans prétention aucune, juste une réponse à la phrase "t'es bon à rien" non pas que je l'ai souvent entendu mais je me suis souvent demandé si c'était le cas...).

Au passage, je tiens à faire un clin d'oeil à mon prédécesseur en tant que coach des Delhi Hurricanes monsieur François Dupont qui les a entraîné pendant 4 ans et qui leur a apporté les bases de l'esprit rugby et du rugby, il était très dur dans ses entraînements mais les gars l'adorent et il restera gravé dans leurs mémoires à jamais je pense pour tout ce qu'il a fait pour eux, hier c'était sa soirée de départ. J'espère pouvoir laissé une telle image à mes joueurs... Mais pour cela: au boulot!



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vendredi 30 septembre 2011

Le début d'un week-end rugbystique!

Le but de l'entrainement aujourd'hui était la défense glissée, et je pense que l'on a progressé sur le point bien qu'il reste encore pas mal de travail.

Après l'entrainement on est allé avec quasiment tous les joueurs à mon futur logement! ENFIN!! Il se trouve dans le quartier où vivent la moitié des joueurs de l'équipe, les DAGAR (à 15 minutes du terrain) et qui sont quasiment tous de la même famille (frères, cousins...), voilà pourquoi ils sont quasiment tous venus avec nous! Ce quartier est vraiment indien, bien que placé à proximité d'une bouche de métro, il y a beaucoup de temples autour et peu voir pas de commerces à l'occidentale. Ensuite le logement se trouve au second étage d'un bâtiment qui n'a pas l'air si vieux, on n'a pas pu y rentrer car ils n'ont pas les clés donc ils ont réveillé les voisins du dessus pour me montrer à quoi les lieux ressemblent. En fait, en rentrant on arrive dans le salon (où dans l'appart visité il y avait 2 matelas à même le sol), sur la droite il y a une chambre, sur la gauche il y a en face le balcon sur la gauche la cuisine et sur la droite la salle de bain, ça m'a l'air convenable si bien meublé ça peut avoir une bonne gueule, j'y aménagerais normalement lundi, le temps de récupérer les clés et d'avoir un peu de temps.

Ils m'ont aussi trouvé un scooter, pas de problème si ça avait été comme en France, mais non on est en Inde et dans ce pays les scooters ont des vitesses à la poignée gauche... et même une pédale pour freiner, j'ai fait mes premiers pas à deux roues mais moi qui comptais repartir avec pour me faire la main j'ai décidé de le laisser pour ne pas me tuer car il me faut vraiment de l'entrainement!

A 13h, on est allé avec Gilles et Pulkit dans une école très vieille et très réputée de la ville: la Modern School, où on a un de nos jeune qui y étudie, il a réussi à nous mettre en contact avec la responsable des sports. Cette personne nous a semblé très avenante envers les valeur du rugby et du sport en général, elle s'est engagée à faire tourner l'information du lancement de l'école de rugby. Qui plus est son établissement va héberger en novembre un évènement réunissant des enfants de beaucoup de pays différents et il serait question de faire une démonstration lors de cette période là ce qui pourrait être intéressant! Maintenant ça ne reste que des mots et il faut confirmer tout ça.

Pulkit nous a ensuite amené à  un restaurant qu'il connait, là on a mangé indien et j'ai mangé pour la première fois une spécialité propre à plusieurs régions du pays à savoir de la cervelle de chèvre, et comme la cervelle d'agneau ce n'est pas mauvais, la consistance est un peu la même, un peu pour moi ragoutante ce pourquoi je ne peux qu'en manger qu'en petite quantité. Malgré ça on s'est régalé.

On est rentré, on a travaillé sur le site web et on a regardé le rugby.

Ce soir on va au Hard Rock Café, ma première soirée dehors depuis mon arrivée!

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samedi 24 septembre 2011

Rugby Day!


C’est toujours aussi dur de se lever tôt, aujourd’hui l’entrainement devait commencer à 6h45, il a commencé à 7h avec 13 types. L’entrainement s’est plutôt bien passé, il fait vraiment très chaud tôt ici, c’est fou comme on sue vite et beaucoup !

A 8h15, l’entrainement se finit, j’en profite pour faire un petit discours au groupe pour leur expliquer notre objectif et les différentes étapes jusqu’au tournoi. A 8h30 j’aurais du prendre en charge les filles et les moins de 21, il n’y avait que 2 filles et un nouveau gars de 19 ans assez gaillard mais très gauche, donc je les ai pris avec un type qui était arrivé en retard sur une séance d’initiation ludique de 1h15.

On nous avait dit qu’on ferait une réunion après l’entrainement mais en fait c’était plus entre indiens donc ils parlaient entre eux et on était un peu à l’écart. A la fin Kuldeep est enfin venu nous voir pour nous dire ce qu’il en était: il ont un petit problème de réservation du terrain, quelqu’un l’aurait déjà réservé le second jour du tournoi à 7, donc il faut essayer de trouver une solution, un second problème concerne les hébergements pour les équipes qui viennent, mais ça ils doivent le gérer entre eux, j’en profite pour leur lancer que s’ils se chargent de trouver ces logements comme ils font pour le mien et bien on n’est pas près de les héberger… Ce qui nous font venir au troisième point : mon logement, ça serait régler d’ici 3-4 jours, d’ici là je reste encore chez Gilles et Oren.

A 13h ils se réunissent pour parler de tout et demain on refait une réunion chez Arjun pour avancer sur tous les points important (All India 7’s, Academy, vie du club…).

On va pour 14h dans un bar sportif pour voir France – NZ, on en profite pour commander un bon Burger et une brave bière ! On se calle donc à une table devant un grand écran, il y a pas mal de monde dans le bar dont un groupe d’enfant qui fait vraiment beaucoup de bruit. Deux minutes avant les hymnes on nous propose d’aller voir le match dans un salon privé ce qu’on accepte ça peut être cool, là bas on retrouve pas mal d’expats, on se calle donc et le type et en train de trifouiller l’appareil pour le mettre en marche mais ce gars est tellement long et pas débrouillard qu’au bout de 5 minutes ils nous disent de retourner dans le bar vu que ça ne marchait pas : on a loupé les hymnes et le Haka… Les cons !

Je ne parlerais pas du match mais pendant celui-là on a sympathisé avec un couple de Néo-Z touriste qui étaient à côté de nous, le gars nous a même dit qu’il était intéressé pour se joindre à nous demain matin. Un autre français –Serge- qui bosse à Eurocopter s’est joint à nous pour voir le match. Après 20 minutes, un groupe se mets à la table entre nous et l’écran, jusque-là pas de problème, mais quand ils ont commandé une Girafe de 1m posée sur la table et qui séparait l’écran en deux ça n’est plus allé ! On leur a demandé de faire quelque chose, ils ne l’ont déplacé que de 20 cm… Donc ce qu’on a fait c’est simplement déplacé la table dans un endroit où aucune table ne nous dérangerait… au milieu du passage.

Le match finit, on s’en est rentré, on s’est reposé et on n’a plus fait grand-chose.

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mercredi 24 août 2011

J’ai failli perdre patience…



Oui c’est vrai, ces derniers jours je commençais à perdre patience, en effet, j’étais dans l’attente depuis près d’un mois de réponses de la part de différents endroits (Calcutta et Delhi en Inde et Puebla au Mexique). Et dans l’attente de ces résultats, je ne pouvais pas continuer les recherches des partenariats car sans destinations mon dossier était incomplet. Et ce n’est pas faute de les avoir relancés ! J’étais alors comme je disais en « stand bye ».

L’offre de Puebla était très intéressante car elle assurait un salaire plus que convenable (1000$ par mois + logement et nourriture), cette mission consistait à développer le rugby dans les lycées et universités de l’Etat qui était en retard par rapport au reste du pays, mais pour cela  il fallait que je parle espagnol ce qui laissait à désirer. Mais dans la mesure où mon niveau dans cette langue est le même que celui que j’avais en anglais lors de mon premier séjour indien, j’estimais donc que je pouvais apprendre l’espagnol rapidement en étant immergé totalement comme je l’avais fait avec l’anglais. Mais hélas le service des sports de Puebla qui était à l’origine de l’offre a mis beaucoup de temps à recontacter la fédération mexicaine qui était chargée de la transmettre et qui avait sélectionné entre autre ma candidature.

J’avais contacté le club de Calcutta LMOB qui dépend de l’école de La Martinière qui est originaire de Lyon en France et dont l’équipe en Inde a été créé en 1872 soit environ en même temps que le premier club Français (Le Havre). J’avais gardé de bons rapports avec les dirigeants la première fois que je suis allé là bas et c’est donc par eux que je suis passé mais malgré un premier intérêt, ils n’ont jamais donné suite à ma proposition.

Il y a de cela 3 semaines, un Indien nommé Kuldeep Singh Bist qui est le président des Delhi Hurricanes (un des deux club de la capitale indienne) m’a contacté après avoir été mis au courant par Nasser Hussein (le capitaine de l’équipe d’Inde qui s’occupe du développement du rugby dans le pays) a qui j’avais demandé de faire tourner mon offre. Il m’a alors demandé de préciser cette offre car il pourrait être intéressé. Après l’avoir mis au propre je lui ai envoyé (10 minutes après). Lui, lors d’une réunion avec les décisionnaires du club (et non financiers (car il n’y en a pas !)) leur a fait part de cette opportunité et il se trouve qu’ils ont été très intéressé (3 semaines après)!

Vous devez vous demander alors mais quelle est cette proposition ?  Et bien en fait, dans la mesure où il y a peu d’investisseurs volontaires en Inde pour le rugby et qu’une loi est passée dernièrement dictant que les expatriés ne pouvait pas avoir un salaire inferieur à 1 lakh (100 000 roupies = 1600€) ce qui est très élevé pour un salaire indien, je ne pouvais pas demander un salaire pour aller là bas, donc mes exigences étaient d’avoir un logement avec connexion internet et un pourcentage de l’argent que je ramènerai par les partenariat que je créerai. En échange de cela, ce que je propose au club se résume en 4 points : développer le rugby scolaire (et inciter les jeunes des rues à venir à l’école pour jouer au rugby) ; faire des formations pour avoir plus de coachs ; élever le niveau standard des joueurs séniors afin d’en avoir le plus grand nombre en équipe nationale ; trouver des sponsors pour le club mais aussi pour les joueurs représentant le pays afin de les indemniser des périodes en sélection nationale où ils ne sont pas rémunérés et lors desquels ils sont obligés de laisser leur emploi de côté.  

Donc voilà, ils sont disposés à me recevoir, en accédant à toutes mes demandes ce qui est génial, je suis tellement enthousiaste que le billet d’avion est déjà pris (départ le 5 septembre à 6h30 de Toulouse), et il faut que je règle tout avant mon départ, trouver des partenaires, obtenir un visa et gérer les derniers détails. Cet enthousiasme est aussi du au fait que les All India (la compétition nationale de 1ère division) auront lieu du 10 au 17 septembre et je pourrais ainsi y participer ! Pour cela il faut que je mette un minimum en forme donc j’ai prévu pendant 2 semaines de m’entrainer avec des clubs du coin afin de ne pas être hors de forme!



Voilà les dernières nouvelle, je vous tiendrais rapidement informé des suites des évènements !

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vendredi 12 août 2011

Le Rugby au Mexique


J’attends actuellement une réponse suite à une offre à laquelle j’ai postulé pour un poste au Mexique. Pour patienter avec moi, voici un petit résumé l'histoire de la pratique de ce sport au Mexique que je fais d’après le site de la Fédération Mexicaine de Rugby.


Le rugby au Mexique est arrivé dans les années 30 quand les anglais y sont arrivés pour exploiter le pétrole, hélas la pratique ne s’est pas répandu aux locaux et s’est restreints aux expatriés.

Ce n’est qu’en 1971 que le britannique Walter Irvine réussi à introduire le rugby en prenant l’initiative de créer le premier club de rugby mexicain « el Reforma Athletic Club ». Deux ans plus tard, le même Walter Irvine a constitué une organisation « Uniòn Mexicana de Rugby A.C. » qui a organisé la pratique de ce sport dans tout le pays. La UMR a géré le rugby dans le pays jusqu’en octobre 2003 et grâce aux efforts de Michel Carner, la CODEME (ministère des sport au Mexique) a autorisé la création de la fédération mexicaine de rugby  (FMRU). C’est en novembre 2003 que la FMRU a été intégré à l’IRB ce qui lui donne le droit de participer à des compétitions de niveau international organisées par cette fédération.
Aujourd’hui la FMRU compte un championnat national senior, un autre pour les jeunes et des matchs de rugby féminin ou vétéran se tiennent régulièrement.

Depuis 2003, en plus de l’IRB, la FMRU a intégré le Comité Olympique Mexicain et la NACRA (association regroupant les fédérations de rugby d’Amérique du Nord et des Caraïbes), ainsi la fédération agrandit sont impact.


Au Jeux des Caraïbes 2010 le Mexique a gagné la médaille de bronze et cette même année le rugby a été intégré aux Olympiades nationale où ce sport a été l’un des plus pratiqué.

L'offre à laquelle j'ai postulé vient de l'Etat de Puebla (sud-est de Mexico) qui propose un poste pour développer le rugby scolaire jusqu'aux universités et s'avère très intéressante. J'avais jusqu'à présent orienté ma recherche vers l'Inde car je connais le pays et je sais qu'il y a un besoin, mais face à un enthousiasme limité je ne peux pas attendre éternellement après une hypothétique réponse qui viendra je ne sais quand. Donc la mission de Pierre à l'édifice resterait la même car elle ne se limite pas qu'à un seul pays.

Donc j'attends toujours des réponses, en sachant que je viens d'avoir un nouveau contact avec l'Inde...

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samedi 2 juillet 2011

Rugby en Afghanistan

Parce que Pierre à l’édifice est un projet qui sur le long terme est appelé à aller dans d’autre pays que l’Inde et qu’il prône l’ouverture, voici un article sur le rugby Afghan (certe je ne m’éloigne pas trop de l’Inde !)

Paru sur un site anglais cet article est écrit par une personne que j’ai rencontré à Calcutta, Zaffar Khan un joueur de l’équipe d’Inde qui développe le rugby dans son pays d’origine : l’Afghanistan:

« Rugby en Afghanistan par Zaffar Khan,

Mon nom est Zaffar Khan. J’ai 25 ans et suis d’origine afghane, j’ai commencé à joué au rugby il y a 8 ans. J’ai été introduit dans le rugby à travers mon club local Jungle Crows à Calcutta quand j’avais 17 ans. Avec l’apport du fondateur du club Paul Walsh, j’ai été sélectionné pour l’équipe de l’Etat du West Bengal et en 2008 j’ai été sélectionné pour l’équipe nationale indienne.

En septembre 2010, je suis devenu responsable de projets avec Jungle Crows. Le club ne fait pas que du rugby, il met en place aussi des projets sociaux pour aider les personnes et enfants défavorisés en Inde,  je m’occupe de certains d’entre eux. Un de ces projet est « Khelo Rugby » démarré en janvier 2009, il donne des possibilités aux enfants désavantagés des bidonvilles de faire du sport. En utilisant le rugby on vise à donner un impact positif à ces communautés.

J’ai aussi organisé le « Chantier Jungle Crows »  qui consistait en des missions de nettoyages et de rénovations –nettoyer la cours intérieur de l’école gouvernementale de filles qui était remplie de déchets et d’épaves entassés depuis prés de 20 ans ou encore rénover une halle situé dans un bidonville et appelée Brooklyn.

J’ai aussi aidé à l’organisation du tournoi annuel entreprise de rugby Touch organisé par Jungle Crows qui est une compétition qui rassemble 10 équipes entreprises qui s’affrontent.

En décembre 2010 j’ai été contacté par la fédération afghane de rugby et invité à sélectionner et coacher l’équipe nationale Afghane essentiellement parce que je parle la langue locale –Pashto-, et j’ai un peu d’expérience dans le jeu.


Kaboul – Le Camp

Le 20 mai 2011 je suis arrivé à Kaboul pour commencer un camp de 10 jours. J’avais déjà visité la ville auparavant et j’étais excité de revenir pour essayer de répandre l’esprit du jeu.

Un jour classique au camp commence à 5h du matin par une session d’entrainement de 2 heures et demi au Ghazi Stadium. On commence si tôt car beaucoup des garçons doivent aller à l’école ou au travail ensuite. Cependant à cette heure matinale la température est parfaite car il fait vraiment trop chaud plus tard dans la journée.

Jour 1 : quand je suis arrivé au stade, il n’y avait seulement que 7 garçon prêts à apprendre à jouer au rugby. Aucun d’entre eux n’avaient vu un ballon de rugby avant donc j’ai commencé par des exercices basique d’envois et de réceptions de balles, de passes en arrières en introduisant au passage des termes courant de la pratique du rugby comme « en-avant », « mélée », « touche », etc.

Jour 2 : la rumeur comme quoi il y avait un camp qui se tenait s’est répandue et je retrouvais alors 18 garçons. On a revu rapidement les exercices de base vu la veille et j’ai ensuite introduit le plaquage. Tout d’abord sur des boucliers puis ensuite sans, on a finit la session par un match plaqué. C’était impressionnant de voir les garçons apprendre les règles rapidement et les mettre en application dans le jeu. J’ai senti qu’on avançait rapidement !

Jour 3 : Encore plus de garçon vinrent ce jour là. J’ai introduit les techniques des rucks et les mêlées. Au début les garçons ont trouvé ça dur à cause de la dimension physique et des contact, mais rapidement ils s’y sont habitués et avant la fin de l’entrainement il ont commencé à y prendre goût réalisant qu’ils pouvaient se défouler et déverser leur trop plein d’énergie dans ce sport.

Jour 4/5 : j’ai finalement eu 26 garçons âgés de 15 à 24 ans qui sont venus de différents horizons pour participer aux sessions.

Jour 6 : on a voyagé jusqu’à Jalalabad avec un groupe de 6 joueurs plus notre manager Ashur et le docteur pour faire la seconde phase du camp. On a coaché 20 garçons et sélectionné 4 d’entre eux qui pourraient potentiellement jouer pour l’équipe nationale. Il sont rentré avec nous à Kaboul pour participer à la phase 3 du camp.


Jalalabad

Le camp à Jalalabad a commencé avec 6 des garçons de Kaboul qui ont été volontaires pour nous aider à montrer ce qu’ils avaient appris. M. Ashur (manager) a été super dans son organisation pour les choses nécessaires pour le camp (logement, nourriture).

Jour 1 : on est arrivé dans la soirée et nous devions trouver une place convenable pour s’entrainer. Après de nombreux « Non », on a trouvé un terrain de cricket où le responsable était assez sympa pour nous laisser utiliser le terrain pendant toute notre période dans la ville. Pour le 1er jour nous n’avions que 2 garçons à cause du manque d’informations mal relayées par les médias.

Jour 2 : on a commencé l’entrainement à 5h du matin et on en a eu un autre le soir. On a eu plus de garçon avec prés de 20 présents. La majorité d’entre eux avaient moins de 19 ans et on en sélectionna 4 parmis eux qui semblaient comprendre le jeu rapidement. Des médias sont venues pour faire des interviews.

Jour 3 : on s’est entrainé le matin, tous les gars sont venus, ensuite il était temps ensuite de rentrer à Kaboul.  Parmis les 4 que l’on avait séléctionné,  seulement 2 ont pu nous accompagner car les 2 autres avaient des examens à l’école.

L’enthousiasme

Les garçons sont très enthousiastes pour apprendre, certains sont très doués et assimillent très vite, je vais suivre leur progression et leur proposerai d’intégrer l’équipe nationale si ça continue. Au début du camp, j’ai vite réalisé que la majorité d’entre eux  n’avaient jamais vu d’image du rugby. Ils étaient plus familiers avec le cricket. Cependant j’ai été surpris de la vitesse avec laquelle ils ont assimilé les basiques et appris les règles de la passe en arrière et de l’en-avant entre autre.

Une des choses qui est nécessaire de travailler et le développement physique. A cause de la l’altitude, les gars n’étaient pas habitués à faire des efforts long et soutenus et on a du faire un nombre incalculable de breaks pour aller boire de l’eau. Malgré cela, ils ont progressé rapidement session après session et se faisaient plus resistant.

Traiter avec les médias

Après notre premier entrainement on a rencontré le directeur du comité olympique afghan et on a fait 10 interviews pour les médias !! J’ai trouvé que les journalistes étaient curieux sur le jeu d’autant qu’ils ne connaissaient quasiment rien et ont posé 
des questions des plus basiques comme :

-« Quel est le poids du ballon ? »
-« Combien de joueurs par équipes ? »
-« Quelle est la taille d’un terrain de rugby ? » »

Vous pouvez retrouver l’article original sur le lien suivant : article original

Cet article et l’expérience de Zaffar Khan en Afghanistan me rappellent beaucoup l’expérience que j’ai déjà eu en Inde avec beaucoup de similitudes dans les difficultés rencontrées et les conclusions qu’il en tire.

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