samedi 2 juin 2012

Thermostat 4 pendant 2h et ce sera prêt!

J'ai donc pris l'avion à 12h de Toulouse pour Londres puis Delhi! Le trajet s'est passé sans problème si ce n'est les 5 longues heures d'attente à Heathrow. 

J'ai prévu d'aller à l'entrainement à la descente de l'avion. Je me dépêche donc, qui plus est on est arrivé avec de l'avance, j'arrive devant le tapis où arrivent les sacs à 6h30 et l'entrainement commence à 7h: facile d'autant qu'on m'attend à la sortie de l'aéroport.

Mais hélas mon super plan c'est pris une bûche dans la roue...! A savoir que mon sac n'est arrivé qu'à 7h10! Donc je me presse tout de même de sortir afin de retrouver Arun, et là c'est le choc! Je savais qu'il ferait chaud et ça ne me dérangeait pas forcément mais là à 7h du matin en sortant dehors il fait 35°C!!! Ca en devient suffocant! 

Donc on se dirige vers le terrain qui heureusement n'est pas bien loin de l'aéroport, là une vingtaine de garçons s’entraînent ainsi qu'une dizaine de filles. Les retrouvailles sont chaleureuses et franche, ça me fait plaisir de les retrouver et je sens que c'est réciproque!

Dessuite, Kuldeep qui s'occupait des entraînements pendant mon absence me confie les gars qui étaient séparés avants/arrières pour travailler des lancements de jeu. Alors vu que je suis pro ( ;-) ), j'ai travaillé sur le plan de jeu avant de venir avec entre autre les appels en touche et les lancements derrières donc je les mets en place progressivement avec les joueurs présent pour voir si ça fonctionne. Alors pour les touches c'est plutôt positif mais pour les arrières je ne sais pas vraiment, n'ayant pas l’expérience de jouer 3/4 j'ai des lacunes pour ces lancements de jeu mais j'y travaille! On finit l'entrainement par un peu de jeu pas intelligent, car même si les rugbymen sont de grands intellectuels il faut reconnaître que par moment il faut poser le cerveaux au vestiaire...

L'entrainement finit, on papote un peu, et finalement on se dirige vers le village: Maidangarhi. Village qui est en crise ces jours-ci dans la mesure où il n'y a plus d'électricité et d'eau depuis deux jours donc ça devient très dur pour supporter la chaleur! A l'arrivée, grande nouvelle: ils m'ont changé d'appartement (ça ne fera que le 5ème!). Au début j'étais tout en haut du village, et au fur et à mesure je suis descendu et là ce qu'ils me proposent et vraiment à l'écart du village. Cet endroit est dans le même bâtiment que la salle de gym de Arun et Gautam (des joueurs du club). C'est un coin assez calme, assez proche de petits commerces et donc à 2 mètres de la salle de gym (il me faudra être fort pour trouver des excuses pour ne pas y aller!). L'appartement en lui même n'est pas mal, mais il demeure assez sale et pas mal de petites bêtes l'habitent. Donc ma condition pour vivre là c'est que l'appart soit nettoyé de fonds en combles, car une fois aménagé à ma sauce je pense qu'il peut être sympa. Arun me montre tout de même un autre appart à proximité, ce dernier est plus grand mais donne directement sur la route montant vers Maidangarhi et qui dit route en Inde dit beaucoup de bruit qui plus est, il est plus chère donc je dis à Arun que le premier me va si il est nickel.

Pendant ce temps, les heures passent et avec elles, la température augmente, si bien qu'après un moment de repos entre 11h et 12h30, quand je me mets en mouvement pour aller déjeuner chez Kuldeep et bien ce mouvement aura été fatal à ma chaleur corporelle, les degrés approchent 45 et la sueur ne se fait pas prier pour suinter par tous les pores de mon corps (argh c'est dégueux!), c'est vraiment désagréable. Il ne fait pas particulièrement humide mais l'air est dur à respirer et le soleil fait vraiment l'effet d'un four et brûle littéralement. Mes lèvres se retrouvent sèches en moins de deux et la chaleur exerce un poids invisible sur les épaules, même le vent n'arrive pas à rafraîchir l'atmosphère!

Arrivé chez Kuldeep, je profite de prendre une douche (il ne vit pas dans le village) qui me fait du bien, bien que l'eau chauffée dans la réserve sur le toit brûle presque! Ensuite on s'installe dans une chambre avec la clim et c'est dessuite plus supportable! On papote alors de la vie du club et des perspectives, on mange aussi, bien sur indien, mais je vous avouerai que c'est différent de ce qu'on peut manger au restaurants indiens classique dans la mesure où c'est de la cuisine faite maison, comme en France où on ne cuisine pas tous les jours les spécialités françaises. Et quelque part je préfère!

Après mangé, je récupère mon scooter et reviens au village. Je vais alors dans la salle de gym où je pense que je vais dormir cette nuit puisqu'il y a une clim' et pas chez moi (encore!). J'en profite pour un peu m’entraîner puis je vais me reposer car par ce temps il n'y a pas grand chose à faire, sortir, c'est s'exposer à finir en oeuf au plat!

La fin de journée se passe tranquillement, je reste dans la salle de gym où j'y ai mon clic-clac, on me donne alors une clés internet pour pouvoir rester "connecté"! 

Demain rendez-vous au terrain à 6h, à 7h on fait un match, ça fait longtemps qu'ils n'en n'ont pas fait et on profite de l'absence des joueurs internationaux pour donner du temps de jeux aux jeunes. Les joueurs internationaux qui en l'occurrence ont remporté hier la finale de Division III asiatique contre Guam 18-16 ce qui leur permet d'accéder à la seconde division! Et qualification pour la Coupe du Monde 2015 oblige, ils vont faire un match contre le champion 2nde division qui pourrait les faire monter directement en 1ère division en cas de victoire! A noter que lors de ce match un des Hurricanes a marqué un sublime essai suite à une relance des 22m qu'il conclue par une course de 50 mètres ponctuée de 3 raffuts.

Sur ce, bonne fin de journée à vous, moi je sens que ce soir je ne vais pas tarder!

Vous pouvez aussi suivre le projet sur Facebook sur Pierre à l'édifice ou sur Twitter @PierrealEdifice.  

jeudi 31 mai 2012

Il faut toujours viser la lune, car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles - Oscar Wilde

Voilà, cela fait 3 mois que je suis rentré d'Inde et il est désormais l'heure d'y retourner.

Dire que cette période aura été riche serait un euphémisme tant je suis passé par tous les états, de la quasi dépression à l'enthousiasme joyeux qui m'est propre, de l'ennui à l'activité permanente et  de la solitude à de multiples rencontres de tout genre.

Mars: mais pourquoi vous vous envolez mes illusions?

Début mars, j'avais pour but de récolter 20 000€ pour pouvoir m'engager dans un projet avec l'organisme France-Volontaire me permettant de rester 2 ans en Inde non-stop et avec des avantages très intéressants. Je vous avouerais que j'ai vite déchanté, certes ce projet était démesuré et irréaliste mais je me suis vraiment heurté à un mur et beaucoup de mes illusions se sont envolées alors. J'avais beaucoup de projets, de plans pour ramener des aides mais hélas aucun ne s'est réalisé comme je l'espérais et tout était lent. Ce mois "cauchemar" s'est achevé par un weekend où rien n'a marché, entre une soirée qui avait pour but de ramener des fonds pour l'asso qui a fait un énorme "flop" et des problèmes personnels, bref, le mauvais oeil était sur moi, et je dois le reconnaître j'ai craqué, ce qui je dois l'avouer ne m'était jamais arrivé...

Avril: atterrissage en urgence et réparation de la motrice avec vidange des mauvaises huiles!

Après ce mois de mars, j'ai fait une prise de conscience: je suis seul. Seul à dépenser mon temps, mon argent (enfin celui de mes parents...), et mon énergie. Toute cette association n'est autre que moi et uniquement moi, si je fais quelque chose, c'est l'association qui le fait, et cela n'est pas mon but... Mon but je vous le dis honnêtement, c'est d'être viré de l'association! Viré par des personnes qui auront repris l'idée initiale et se la seront approprié. Cela voudra dire que cette idée était bonne et que l'association pourra vivre indépendamment de moi. Qui plus est comme je le disais plus haut, pour l'instant je fais tout ça pour la gloire, à savoir que je ne vis pas de cette activité dans la mesure où étant le Président de l'association je suis bénévole et je ne peux faire tout cela que grâce à l'aide financière de mes parents... Donc après une coupure parisienne plus que bénéfique qui m'aura permis de me changer les idées et surtout de faire le point avec moi même voilà ce sur quoi j'ai arrêté mon avis: dans la mesure où j'ai des engagements (avec le club mais surtout avec les partenaires et donateurs qui m'ont fait confiance), je me dois de finir mon projet (jusqu'à fin 2012), je ne peux pas laisser tomber. Mais il va falloir que le jeune homme de 24 ans que je suis s'affranchisse de ses parent et les laissent préparer leurs vieux jours sans avoir à ce soucier à ce jeune rêveur de fils qu'ils ont qui est bon qu'à aider son prochain sans penser à lui même! Donc à la fin du second séjour indien c'est décidé: je vais travailler pour ramener un salaire! Pendant ce mois d'avril je vous avouerai que je ne fais quasiment rien si ce n'est lire: j'ai lu une dizaine de bouquins de 600 pages! En même temps, mine de rien je continue à espérer et je postule à une bourse via le département de l'Hérault qui s'adresse aux jeunes: le Cap Jeune où une somme allant jusqu'à 1000€ peut être attribuée. Sur la fin du mois, toujours pris dans mes lectures je suis contacté par des amis qui font du rugby à 7 et étant en manque de joueurs ils me proposent de me joindre à eux, ce que je fais avec plaisir fort de mon titre de champion d'Inde de 7 en tant qu’entraîneur/joueur (la classe n'est-il pas?!). C'est ainsi que je finis avril à Nancy et que je rencontre les Grumeaux!

Mai: "Oh un lapin blanc! Je vais le suivre! Appelez moi Alice!"

Mes objectifs définit et sachant où je vais, il me faut me remettre en marche dans la mesure où mon départ est pour le 1er juin. La deuxième semaine du mois aura été une semaine au Pays des Merveilles, cette semaine là j'organisais le jubilé de mon ancien entraîneur (évoqué dans le dernier article) et je devais avoir une réponse pour la bourse Cap Jeune. C'est le jeudi que tout à décollé avec 2 articles parus le matin même sur la presse locale parlant du jubilé et par conséquent de l'association à qui sera reversé l'intégralité des bénéfices. La journée se poursuit avec la réponse du Cap Jeune: 700€ accordé! Et quelque heure plus tard pas encore remis de cette bonne nouvelle, ma mère Lunelloise: Marie, m'appelle m'annonçant que l'association des parents de l'école de rugby de Lunel fait un don à l'association de 1000€!!! Cette journée est de suite plus belle! La belle semaine se poursuit avec un bel évènement organisé le samedi qui après le règlement de toutes les factures aura rapporté 1750€ à l'association ce qui est au delà de mes espérances, ce qui revient à plus de 3400€ pour l'association Pierre à l'édifice sur cette seule semaine. J'ai l'opportunité la semaine d'après d'aller jouer à Tours un nouveau tournoi de 7 et je ne me fais pas prier pour y aller! Là encore je m'y régale et je vois encore les Grumeaux qui me régalent vraiment! Ces tournois me donnent l'occasion de rencontrer plein de nouvelles personnes à qui parler de mon association et encore mieux des gens haut placé fédéralement, ainsi j'ai pu rencontrer Jean-Claude Bacquet président de la Fédération Internationale de Rugby Amateur à Nancy et Jean-Claude Skrela (ancien sélectionneur national et actuellement DTN du rugby français) à Tours, j'ai pu parler avec ces hommes à qui j'avais déjà envoyé des mails. Ils ne peuvent rien faire dans l'absolu pour le rugby indien et pour mon association mais M. Bacquet dont la FIRA s'occupe du Rugby en Europe de l'Est m'a laissé voir des opportunités pour moi d'aller dans des pays comme la Bulgarie ou la Moldavie à mon retour d'Inde... 

Donc me voilà sur le pont pour repartir, je pense avoir fait ce que j'avais à faire ici, rester plus n'aurait pas été productif. Désormais je pars pour 6 mois (jusqu'au 20 novembre), mes objectifs pour l'association seront d'abord sportif: devenir champion d'Inde de Rugby à XV, conserver notre titre à VII et faire monter l'équipe féminine en 1ère division. Ensuite je vais pousser le rugby pour les jeunes qui a du mal à prendre, l'idéal serait de s'étendre à plusieurs écoles et organiser des compétitions inter-scolaires mais il se trouve que les profs et parents sont souvent réticent au sport. Bref, il y a du travail si en plus on ajoute la structuration du club afin qu'il devienne autonome financièrement.

De mon côté, pour l'après Delhi 3 options s'offrent à moi à ce jour:
  
 1- Je trouve un emploi en Inde où ailleurs qui me permette de gagner mon pain tout en faisant le pourquoi de l'association à temps partiel.
 2- J'arrive à me brancher avec la FIRA qui me connecte avec une fédération en Europe de l'Est pour laquelle je travaillerai en tant que je ne sais quoi en charge du développement du rugby (le tout payé par la fédération).
  3- Je me "range": je trouve un travail "alimentaire" qui ne me plait pas forcement mais qui me permette de travailler 10 mois et partir 2 mois afin de continuer le but de l'association.

L'idéal serait que plus de personnes s'investissent dans l'association et s'approprient l'idée afin qu'elle fasse son propre cheminement...

Donc voilà, décollage demain, je vais retrouver mes p'tits indiens qui m'attendent avec impatience et avec qui je me sens bien!

A bientôt et continuez à parler de l'association, même si ça ne sert à rien la plupart du temps, ça permet à certains de continuer de rêver!

Vous pouvez aussi suivre le projet sur Facebook sur Pierre à l'édifice ou sur Twitter @PierrealEdifice.  

mercredi 23 mai 2012

Jubilé pour l'association

Dans les membres de l'association Pierre à l'édifice figure un personnage qui a été très important dans ma jeunesse et qui continue à me soutenir et me suivre lors de mes pérégrinations autour du monde: Christian Mercier.

Christian a été mon entraîneur ou en tout cas n'a pas été loin des terrains où je jouais depuis l'âge de 6 ans jusqu'à 21 ans. Le fait que son fils ait mon âge y a contribué bien sûr, et il a fait office de second père m'enseignant ce sport mais surtout les valeurs qui vont avec et il a contribué à me faire devenir ce que je suis aujourd'hui d'où ma reconnaissance à son encontre!

Donc, quand en rentrant en France je l'ai contacté pour lui demandé conseil sur l'éventualité d'organiser un évènement avec le club de Villefranche dont il est proche histoire de ramener de l'argent pour l'association, il m'a alors proposé de l'aider à organiser son propre jubilé car pour des raisons de santé il a du arrêter son activité rugbystique et pensait organiser cela pour revoir les personnes qu'il a rencontré pendant toute sa carrière une dernière fois tous ensemble sur le terrain. Et il m'a donc proposé de reverser l'intégralité des bénéfices à l'association. J'ai bien entendu accepté, plus par amitié qu'autre chose.

Après un où deux rendez-vous on avait tout prévu, on a même contacté la presse locale pour en faire la promotion, Christian étant relativement connu dans plusieurs milieux, on a prévu plus de 100 personnes pour cette journée. Christian a contacté tous ses anciens partenaires en club et en vétéran mais aussi ses anciens "enfants" du rugby devenus grand et principalement de ma génération.


On a fait appel à la générosité des personnes et on a réussi à avoir pas mal de réduction de la part de magasins pour l'achat de la nourriture, on a donc économisé prés de 400€ sur cette organisation. L'association a du dépenser en complément 450€.

Le jours J on a reçu l'aide de beaucoup de personnes amies avec Christian de sorte que tout s'est organisé très vite et simplement. Un ancien joueur de Villefranche aujourd'hui à Carcassonne: Julien Sidobre a donné un maillot de l'USC pour le faire gagner lors d'une tombola avec un maillot de Villefranche.

Tout les joueurs potentiels, jeunes et moins jeunes se sont retrouvés en tenue sur le terrain à 16h. Après avoir fait du Touch on a finit par un ceinturé, l'ambiance était super, Christian a même joué, il avait l'enthousiasme d'un Poussin sur le terrain.


Après cette après midi, on est passé à l'apéritif puis au repas. Les amis de "Kikinou" ont répondu présent avec près de 90 personnes. L'ambiance était bon enfant, la météo aurait pu être meilleure mais on s'en est accommodé. Christian s'est bien amusé pendant la journée, les larmes lui venant même au moment de son discours.

Résultat de la journée, tout le monde s'est régalé, on n'a eu que de bons retours. Et cerise sur le gâteau, entre la vente des repas, celle des bière, la tombola et les dons, on a fait un bénéfice net de 1750€! C'est vraiment énorme et génial, le tout avec une centaine de personnes, je suis vraiment content de ce résultat et si qui plus est ça a pu être fait pour une bonne cause c'est encore mieux! Encore un grand merci à Christian pour tout ce qu'il a fait pour moi, que ce soit pour l'association mais aussi pour m'avoir amené où je suis aujourd'hui.


mardi 8 mai 2012

Nouvel élan!

Voilà longtemps que je n'avais pas écrit, veuillez m'en excuser.

Sachez tout d'abord que le moral est remonté depuis la dernière fois où j'accusais fortement le coup. Cet épisode m'aura permis de voir les choses différemment et de changer mon approche pour mon projet. Ce que je vais faire désormais, c'est finir mon engagement avec les Delhi Hurricanes entre juin et novembre où je compte remporter les deux titres nationaux majeurs (XV et VII), en même temps je compte remporter la seconde division féminine en espérant que la compétition se dispute et enfin je vais me pencher sur le rugby scolaire afin d'organiser des tournoi inter-scolaire. 

Après novembre plusieurs options s'offrent à moi, soit je trouve un emploi en Inde qui me permettent d'être autonome financièrement, dans ce cas je continuerai à travailler avec un club là bas mais plus qu'à temps partiel, soit je rentre en France et "je me range", à savoir je trouve un travail alimentaire qui me permette de partir pendant des périodes de 1 ou 2 mois pour continuer le but de l'association et vivre ma passion. La troisième solution serait idéale, j'ai rencontré récemment (plus bas les détails de la rencontre) Jean-Claude Baqué, Président de la Fédération Internationale de Rugby Amateur (FIRA) et vice-président de la FFR, je l'avais déjà contacté par mail et il m'avait ensuite rappelé, il se trouve que le cercle d'action de la FIRA se cantonne à l'Europe donc il ne peut pas m'aider pour l'Inde, mais en parlant avec lui, je lui ai dit que je serais prêt à mon retour à aller travailler en Europe pour la FIRA, là il m'a répondu que ce serait tout a fait possible évoquant la Bulgarie et la Moldavie comme exemple de pays étant à la recherche de personnes. Donc dans quelques moi je le recontacterai et on parlera sérieusement de cela! 

Après avoir passé ma période dépressive où le mauvais oeil était sur moi, je me suis remis en marche en faisant un séjour à Paris qui ne fut pas aussi fructueux que je l'aurais voulu mais qui a eu le mérite de me changer les idées. A mon retour, j'étais regonflé et une chose semble primordiale pour la suite de l'aventure: l'argent! Et oui le nerf de la guerre fait défaut! Donc il a fallu que je trouve des moyens pour remplir les caisses de l'asso. La première est la candidature à la bourse Cap Jeune du département de l'Hérault qui me permet de postuler à une somme de 1000€! Donc le dossier est désormais déposé et j'aurai une réponse surement ce jeudi (10/05)! Pour pouvoir prétendre à cette bourse il faut une contrepartie pour l'Hérault et ses jeunes donc je me suis engagé à faire une exposition photo à mon retour dans la Maison Pour Tous de l'Escoutaïre (quartier Prés d'Arène à Montpellier) où vous serez bien sur tous conviés! Second levier pour ramener de l'argent: un évènement! Et il se trouve qu'en parlant avec mon entraîneur depuis toujours à Villefranche de Lauragais: Christian Mercier, ce dernier voulait depuis quelque temps organiser son jubilé afin de pouvoir revoir tout le monde lors d'une journée sympa. Et il m'a donc proposé d'organisé ce jubilé avec lui et reverser les bénéfices à l'association. C'est vraiment super car Christian connait beaucoup de monde et ça va permettre par la même occasion de faire parler de l'association en local! Donc vous êtes tous les bienvenus le samedi 12 mai au Stade Municipal de Villefranche de Lauragais pour jouer un peu au rugby mais surtout passer une bonne journée!


A côté de cela, il y a deux semaine j'ai participé au Stanislas Sevens de Nancy avec les Esprit Sud Sevens, comme vous l'aurez compris c'était un tournoi de rugby à 7! Fort de mon titre de champion d'Inde de cette discipline en tant qu’entraîneur/joueur (j'aime bien le rappeler!), je me suis retrouver là un peu par hasard, le lundi avant cet évènement des amis de cette équipe qui participe à Nancy au premier tournoi de son histoire m'ont contacté pour que je joue avec eux car ils manquaient de joueurs (la saison de la majorité d'entre eux n'est pas terminée), donc vu que je n'avais rien à faire, j'y suis allé avec grand plaisir (j'ai surtout couru tous les jours à partir de ce moment là n'étant pas athlétiquement au top de ma forme...)! Et je n'ai pas regretté! Avec cette équipe construite au dernier moment avec des gars venant de un peu partout et qui n'avait jamais joué ensemble, on a réussi le plus important: créer une super ambiance! On a progressé pendant tout le tournoi et on a finit par produire des choses intéressantes. Alors le résultats est ce qu'il est (11ème sur 16) mais on s'est tous régalé et on a posé les première pierre d'une super aventure! C'est à ce tournoi que j'ai rencontré JC Baqué qui était là car plusieurs équipe d'Europe de l'Est était présente (Pologne (vainqueur du tournoi), Roumanie, etc). Je risque de participer à un autre tournoi la semaine prochaine, soit à Lavaur soit à Tours, ça me permet de me remettre en forme et surtout d'apprendre des choses pour mon retour en Inde, et entre nous, mon équipe des Delhi Hurricanes championne d'Inde n'aurait pas été ridicule dans ces tournoi, je pense qu'ils auraient fait très bonne figure... Une idée pour le futur? Oui mais ça coûte cher!


Bref, départ vendredi 1er juin de Toulouse pour 6 nouveaux mois d'aventure! 

Au fait on a passé le cap des 600 sur la page Facebook: c'est génial! Continuez à en parler autour de vous!

MERCI!

Vous pouvez aussi suivre le projet sur Facebook sur Pierre à l'édifice ou sur Twitter @PierrealEdifice.  

lundi 2 avril 2012

Ô Désespoir

Il y a des moment où l'on a envie de tout plaquer et s'en aller à l'autre bout du monde...

Depuis la création de ce blog, j'ai utilisé la voix de la sincérité et de la franchise. Alors je ne manquerai pas à cette habitude lors de cet article.

Voilà plus de 8 mois que l'association a été créé, et depuis lors j'ai toujours été des plus optimiste, et j'ai surtout cru que je pourrais ramener du monde avec moi et trouver des partenariats pour pouvoir mener les activités de l'association au mieux possible. Malgré vents et marées j'ai toujours gardé le cap et avait pour espoir de trouver des personnes motivées et d'autres prêtes à investir.

Mais voilà, depuis ces 8 mois beaucoup de personnes ont trouvé "super" ce projet (car il l'est!), mais ça en reste souvent à ce point, ça fait je vous l'avoue chaud au coeur d'entendre ça. Mais au bout d'un moment ça en devient frustrant, car les encouragements c'est super mais ça ne nourrit pas son homme...

Avant mon départ j'avais beaucoup de mal à la recherche de partenaires et à faire bouger du monde avec moi, je me disais alors que quand j'aurai passé quelque mois à faire du bon travail (ce que j'ai fait) j'arriverai à trouver du monde, des partenaires qui verront qu'avec le travail fait et le réseau créé, il y a une opportunité pour communiquer sur leur image en l'associant avec le développement du rugby à l'étranger...

Mais hélas, rien de cela ne s'est fait, et je continue seul à me démener comme un fou pour trouver des financements... Et je vous avouerai que je commence à perdre patience. Vous me direz que c'est trop tôt pour tirer des conclusions et prendre des décisions irréversibles et je serai d'accord avec vous mais s'acharner n'est quand même pas une solution, il faut savoir dire stop à l'aveuglement et arrêter à un moment ou à un autre de s'obstiner si on reste seul.

Donc je vous avouerai que je suis au point où je suis vraiment désespéré, envie de tout laisser tomber car je n'y arrive vraiment pas, toutes mes illusions partent en fumé.

Qui plus est, faire ça pour la gloire c'est bien beau et j'ai énormément de chance d'avoir eu mes parents derrière moi (je leur suis infiniment reconnaissant de m'avoir permis de croire en mes rêves), mais bon voilà, au jours d'aujourd'hui je n'ai rien et je vis grâce à eux, ce qui a 24 ans n'est pas normal dans la mesure ou je n'étudie plus. Il va falloir que je pense à moi et être un peu égoïste.

Je ne dis pas que je laisse tout tomber, je vais tenir mes engagements envers les gens qui m'ont fait confiance en me donnant de l'argent, je fais retourner en Inde jusqu'à la fin de l'année et réaliser mes objectifs et ce pourquoi j'y suis allé. Mais après cela je crains fort ne plus avoir la force et le coeur à oeuvrer dans ce sens...

Bref, je suis un peu au fond du seau ces temps-ci, je présume que ça ira mieux bientôt mais j'ai quand même une boule au ventre en me disant que mes efforts auront été vains et n'iront pas plus loin que cette mission indienne.

Cet article n'a pas été fait pour inspirer la pitié, je ne demande pas non plus la charité.

dimanche 1 avril 2012

Holî par Jean-Nicolas


Holî - parfois appelée fête des couleurs ou Phâlgunotsava - est la fête hindoue de l'équinoxe de printemps. Elle trouve son origine dans la Vasantotsava, à la fois un sacre du printemps et célébration de la fertilité. Il est fêté dans toute l'Inde durant deux jours au cours de la pleine lune du mois de Phâlguna qui se situe en février-mars. La Holî est dédiée à Krishna dans le nord de l'Inde et à Kâma dans le sud.

La veille du 8 mars, nous nous sommes équipés pour Holî avec ma colocataire rugbywoman anglaise : Liz. Nous avons acheté tout ce qui était possible : pistolets à eau, couleurs à mélanger dans un liquide, poudre multicolore, spray aux teintes vives !


Avant le Jour-J, tous nos amis qui avaient déjà vécu un Holî nous ont prévenu qu’on s’en prendrait plein la face, et ce fut le cas !
Après une course endiablée dans un auto-rickshaw devenu véhicule de guerre duquel nous aspergions les personnes de vert et de rose, nous sommes arrivés à Maidan Garhi Village, bastion des Delhi Hurricanes !
20 minutes ponctuées de bombes à eau, de poudres rouge, jaune, verte,  de sceau d’eau violette, c’est le temps que nous avons mis pour rejoindre deux membres des Hurricanes !
Une halte chez les parents de Jagga pour manger, boire un (voire deux) whisky et prendre quelques photos, et nous voilà reparti pour trouver le reste de la bande.

Enfin, les voilà ! C’est avec des sceaux remplis de boue que nous sommes accueillis au « club house ».
Quelques bières, des échanges cordiaux de couleurs en pleine face, l’attente de quelques compères, la préparation de recharge pour les pistolets à eau, et le gang des Hurricanes est fin près pour sévir dans le village !
Pendant tout l’après-midi nous avons arpenté les rues bien connues de tous les joueurs, cherchant des enfants à terroriser, des amis (ou des inconnus) à arroser, allant dans la maison de plusieurs joueurs, prenant leur famille au dépourvu avec notre arsenal ! Autant vous dire que la journée ne fut pas triste, et que nous ne sommes pas restés propre très longtemps !
Sur le chemin du retour, j’ai appris une tradition indienne malgré moi, mon dos et mes jambes l’on bien senti ! La tradition veut que lorsqu’on arrose une femme, elle a le droit de répliquer à coup de bâton, je remercie mes collègues de m’avoir prévenu…après avoir reçu des coups! 
Un dernier tour chez un élu local, se peinturlurer officiellement le visage cette fois, avant de prendre le chemin du premier entraînement de l’équipe française pour le tournoi de promotion du rugby qui se tenait à peine deux jours plus tard.

mercredi 21 mars 2012

North India Rugby Promotion Tournament 2012 by Jean-Nicolas

Après plusieurs mois d’efforts de la part de Pierre et de l’équipe d’organisation, le tournoi international a finalement été annulé faute de visas pour les équipes pakistanaises. Nous ne voulions toutefois pas laisser tomber complètement l’évènement et nous avons donc décidé de le remplacer par un tournoi de promotion du rugby dans le nord de l’Inde, sur deux jours : un tournoi de rugby à 7 le samedi et un tournoi de touch rugby suivi d’un match à XV le dimanche.

Ce n’est qu’une semaine avant l’échéance que les indiens du club se sont dit qu’il fallait peut-être commencer à organiser la chose, nous avons donc organisé une réunion - qui ressemblait étrangement à une autre tenue un mois et demi avant - où nous avons tout repris à zéro : définition des choses à faire, distribution des tâches aux différents joueurs, etc.

Le budget a été estimé à 80 000 roupies, sachant que nous n’avions que 20 000 roupies octroyés par Shanti Travel et une contribution d’un montant inconnu de Harley Davidson ; il nous fallait donc trouver une somme considérable en moins d’une semaine, chose difficile, voire impossible à faire.

Sans l’appui de l’ambassade de France, nous n’aurions jamais eu le matériel de communication (flyers, affiches, invitations) à temps. Mais même avec leur appui, il ne restait plus que deux jours (dont un jour férié, Holi) avant le tournoi.
C’est donc tant bien que mal que nous avons placé quelques affiches chez nos partenaires. Faire la communication d’un évènement la veille ne sert pas beaucoup, d’autant plus que les écoles et université faisaient le pont le vendredi.

JOUR 1



Le jour-J, c’est donc sans grande surprise que nous avons constaté que le public n’était composé que de quelques personnes. Le plus décevant reste l’absence des familles des joueurs, qui n’ont pas fait beaucoup d’efforts au niveau de la communication, même dans leur entourage.
Le tournoi de rugby à 7 était composé de 6 équipes : 3 équipes de Hurricanes (Blue/Red/Black), les Gaulois (équipe d’expatriés français), les anglais (qui était plutôt une équipe Barbarians) et une équipe de Jammu and Kashmir.


Les points positifs de cette journée :

-          l’équipe de français vue un peu comme une équipe de bras cassés, s’est finalement bien défendue ;
-          équipes de Hurricanes étaient équilibrées, elles n’ont pas cherché à faire une équipe dominante et ont parfaitement mixé leurs effectifs ;
-          tous les joueurs se sont bien amusés et ont pris plaisir à jouer.



Les points négatifs de cette journée :

-          l’arbitrage était médiocre et son penchant pour les équipes Hurricanes durant chaque match était plus qu’évident ;
-          des indiens de la Birtish school de l’équipe des anglais sont partis en milieu de journée et des français ont du renforcer leurs rangs sur plusieurs matchs ;
-          aucune activité annexe au tournoi n’était proposée aux spectateurs qui ne voyaient pas forcément l’intérêt de rester toute la journée.


JOUR 2

La journée du dimanche devait commencer à 11.00 h  avec une démonstration de Harley Davidson. Une fois sur place, j’ai pu constater que les joueurs se dépêchaient de finir de préparer le terrain, les motards sont finalement repartis pour chercher d’autres amis, aucun public n’était là.
C’est à ce moment là que les responsables du club m’annoncent que la journée ne commencera finalement que vers 12.00-12.30 h avec un match de touch rugby joué par les motards de Harley Davidson. Par ailleurs, le tournoi de touch pour tous était annulé. Après négociations, leur expliquant qu’on ne pouvait pas changer le programme en deux minutes, un tournoi de touch à 6 équipes est reprogrammé.

Au final, nous avons eu le droit à un mix des deux : deux équipes, avec tous ceux qui voulaient jouer (approximativement 20 par équipe) sur tout le terrain. Autant vous dire que se fut du grand n’importe quoi, entre les motards qui jouaient avec leurs équipements de moto, les personnes pieds nus, ceux qui jouaient avec des crampons, etc.
Nous nous sommes bien amusés grâce aux glissades plus que fréquentes sur le terrain fraîchement arrosé au jet d’eau, mais le match en soi n’avait aucun intérêt : beaucoup trop nombreux sur le terrain, personne ne pouvait tenter de créer un écart ou avancer plus de quelques mètres.

Les responsables du club avaient entre temps également décidé de faire des matchs avec les enfants de l’ONG, sans doute pour meubler l’attente jusqu’à l’heure du match à XV. Bien que très anarchique, les enfants ont semblé s’être fait plaisir sur le terrain.

Venait maintenant le temps du match à 7 féminin, que nous avons eu tant de mal à négocier avec les responsables du club qui voulaient que les filles soient de simple « volunteers » pour ce tournoi et non des joueuses. Bien qu’elles soient réticentes à l’idée de plaquer leur collègue au début, la ferveur s’est fait sentir au fil du match.
Pendant ce temps, les Hurricanes et l’équipe composée d’afghans, de français, d’anglais et d’indiens de Jammu and Kashmir s’échauffaient pour le match d’exhibition dont le coup d’envoi a été donné par Monsieur François Richier, ambassadeur de France en Inde.

Après un speech de l’ambassadeur pour remercier et encourager le club et les équipes, il a donné le coup d’envoi.
Malgré une défaite cuisante infligée à l’équipe « du reste du nord de l’Inde » par les Hurricanes, de belles actions ont été vues des deux côtés. Notamment une percussion spectaculaire de Gilles en début de match, et l’unique essai de l’équipe mixée inscrit par Florian en toute fin de match.

            La journée sur le terrain s’est terminée par la remise des prix et de longues séances photos « à l’indienne ».

Points positifs de la journée :

-           l’ambassadeur semblait ravi et content d’être venu
-           les joueurs ont pris plaisir à jouer
-           les filles ont finalement participé au tournoi




Points négatifs de la journée :

-           l’arbitrage était encore pire que la veille. Nous perdions 44-O en première mi-temps alors qu’après changement de l’arbitre, nous avons perdu la deuxième mi-temps que 10-5 ;  il faut parfois se poser les bonnes questions ;
-           la journée a été chaotique, aucune organisation n’était mise en place ;
-           il n’y avait quasiment personne dans le public

Le tournoi s’est clôturé à l’ambassade de France par le visionnage du Crunch accompagné d’un buffet et de boissons offerts par l’ambassade où les joueurs et les partenaires du tournoi étaient invités.
Malheureusement cela c’est terminé sur une défaite amère de l’équipe de France.

En conclusion : malgré la bonne ambiance qu’il y a pu avoir durant ces deux jours, cela restait un tournoi organisé par les Hurricanes, pour les Hurricanes, gagné par les Hurricanes…

Nous allons tenter d’instaurer la pratique du « débriefing » pour ne pas reproduire les erreurs commises précédemment et améliorer le plus possible le sens de l’organisation de nos amis et partenaires.

jeudi 1 mars 2012

Derniers jours indiens

Comme vous le savez surement, me voilà de retour en France. Ici plein de travail m'attend, mais avant de vous parler de tout ça, laissez moi vous parler de mes derniers jours en Inde qui ont été assez intenses...

Je vais vous parler principalement du weekend et surtout de dimanche qui outre être mon dernier entrainement avec les Hurricanes avant mon départ, c'était aussi mon anniversaire. Alors pour cet évènement j'ai demandé à tous mes gars d'être à l'entrainement pour avoir une bonne dernière. Les gars ont plutôt répondu présent même si ce n'était pas la folie, 35 gars étaient là. 

Le tournoi de rugby à 7 que l'on organise a récemment pris du plomb dans l'aile, les équipes Pakistanaises qui ont fait leur demande de visas après tous les papiers nécessaires remplis ont eu une réponse assez déconcertante, à savoir qu'ils recevraient leurs visas le 4 avril... pour un tournoi les 10 et 11 mars... Bref, le tournoi est maintenu mais la notion internationale est retirée et par conséquent son intérêt médiatique et sportif et beaucoup moins brillant... Donc finalement le tournoi se fera le samedi entre 6 équipes et le dimanche on fera un match d'exhibition de XV, et on qualifie donc ce tournoi de promotion du rugby dans le Nord de l'Inde...

Donc pour revenir à l'entrainement, et au vu de la situation du tournoi, on n'a plus besoin de s'acharner sur le 7 donc après l'échauffement j'annonce à mes joueurs qu'on part pour un match de XV! Là alors que j'attendais l'enthousiasme de la majorité, seuls certains sautent de joie, d'autre me disent qu'ils ne peuvent pas jouer à cause de blessures, on se retrouve donc 26 pour jouer...

On se lance quand même dans le match à 13 vs 13. Et je joue... 10! Il faut que je m’entraîne à ce poste car il n'y en a pas vraiment dans le club et je pense que c'est le bon poste pour gérer le jeu de l'équipe et les amener où je veux. Et je vous avouerai que je me suis plutôt très bien débrouillé, alternant le jeu, faisant jouer autour de moi avant et après percussion, utilisant un jeu au pied efficace aussi bien court que long, franchement j'étais content. Après c'est à prendre avec des pincettes au vu de l'opposition qui n'était pas flamboyante. 

Après le match, première surprise, le terrain était un peu détrempé à cause d'un arrosage de merde qui a créé des flaques à quelques endroits, et mes joueurs qui restent des joueurs de rugby ont eu la bonne idée de m'y porter et m'y noyer...

C'est donc trempé de boue que je retrouve mes féminines. On commence alors un entrainement, ces temps-ci je fais vraiment des entraînements rugueux avec ces dernières, la semaine dernière elles avaient toutes des petits bobos (rien de grave) mais elles se sont régalées et m'ont régalé par la même occasion avec un super engagement, de très bon plaquages et l'intelligence situationelle qui commence à poindre! Donc on était parti sur de même bases quand au bout de 30 minutes on fait une pause pour aller boire.

Erreur...




C'est à ce moment là que mes joueurs m'ont invité à les rejoindre. Ils avaient fait faire un super beau et gros gâteau d'anniversaire avec un ballon de rugby sur le dessus et marqué "Happy Birthday Krishna Dagar" (mon surnom dans le village), et comme la tradition le veut je coupe le gâteau et quelqu'un doit me le mettre dans la bouche: la pire des choses... Et comme la logique suit son cours, le gâteau ne finit pas dans ma bouche mais sur ma bouche et aussi sur tout le reste de mon corps. Ce gâteau qui bien que synthétique au possible était bon, aura vu son utilité déviée à mon grand dam.


Après cela, tout "pâteux", je ne pouvais pas continuer l'entrainement des filles qui ne m'en ont pas voulue, elles en ont donc profité pour prendre plein de photos et me dire que je leur manquerai... Beaucoup m'ont dit ça, je ne sais la raison première du pourquoi ils disent ça, surement car j'apporte quelque chose différent de ce qu'ils ont l'habitude d'avoir avec des hiérarchies bien établies et avec la théorie avant tout alors que moi je leur donne le ballon leur explique 2 règles et les fait jouer en incluant les règles au fur et à mesure.


L'entrainement s'est fini par une réunion où j'ai redistribué toutes mes missions aux divers membres, Dave le Néo-Z va être en charge des entraînements le weekend avec Kuldeep alors que Lee s'en chargera les mercredi. Arun gèrera les coachs des ONG, Pepsi la British School et Pulkit la Shri Ram School, ce dernier aura aussi en charge la communication du club (Facebook). Vikram et Ajun se chargent des partenariats et Gilles et Jean-Nicolas des relations avec l'ambassade. JN se chargera aussi des projet de l'asso. J'ai briefé aussi par la même occasion tous mes coachs pour leur dire la politique à adopter: finit les intiation, maintenant on joue au rugby!

Donc après l'entrainement je vais prendre une douche bien mérité avant d'aller déjeuner avec Gilles, Oren et Emy à Lodhi Garden. Après une bonne après-midi, on retrouve chez Gilles une paire de joueurs et on va tous à l'ambassade de France qui diffuse Ecosse - France. Là encore j'ai eu une surprise, l'intendant de l'ambassade avait fait préparé des tartes pour mon anniversaire à partager, c'est super sympa! 

Donc voilà le récit de cette journée qui fut un réel plaisir! 

Rapidement je vous fais un article sur les projets ue je vais mener ici bas et si Jean-Nicolas a de l'inspiration il m'enverra un article aussi (espérons)!

Vous pouvez aussi suivre le projet sur Facebook sur Pierre à l'édifice ou sur Twitter @PierrealEdifice. 

Bilan après 6 mois: fin d'un cycle...


Voilà 6 mois que je suis arrivé au pays de Gandhi, 6 mois que j’ai commencé mon projet en Inde avec les Delhi Hurricanes, je vais vous faire un bilan comme les précédents en chiffre à commencer par :

1- Premier titre national obtenu  par le club au All India 7’s que l’on a organisé et par conséquent remporté en la présence de Monsieur l’Ambassadeur de France en Inde, Monsieur François Richier qui depuis soutient fortement le club en faisant fonctionner ses relations et sa position auprès de partenaires et institutions.

2- Callaghan Cup, la compétition de 2nde division à laquelle on a participé avec l’équipe B des Hurricanes : les Delhi Bulls. Cette équipe s’avérait peu expérimenté, jeune mais enthousiaste et complète.  C’est hélas ce manque d’expérience qui nous a handicapé dans un match très équitable contre l’équipe locale de Bhubaneswar qui s’est fini sur un score de 10-7 à notre défaveur. On est alors rentré dans la consolante contre des équipes débutantes d’un niveau totalement inférieur au notre. C’est sans prétention que je dis ça mais quand on voit les scores de la demi et de la finale de la consolante on comprend plus vite, à savoir respectivement 47 et 54 à 0…

4- Une semaine après mon arrivée, je décollais avec l’équipe pour Mumbaï et la compétition nationale de 1ère division. C’est sur des terrains impraticable à cause de la mousson que l’on a joué, le niveau pratiqué a été très faible à cause des conditions. On arrive tout de même à remporter le quart de finale contre un club historique du rugby indien : CCFC. En demi-finale, on tombe contre le quadruple champion national en titre : Army Red qui avec un objectif professionnel (dans la mesures où ils ne font que ça) qui nous rendent tous au moins 10kg. Les conditions sont encore pire que le précédent match, on arrive pour autant à faire jeu égal malgré les difficultés dues aux conditions. Cependant la puissance physique des militaires va payer, sur 4 mêlées totalement identiques à 5 mètres de notre en-but, ils enclenchent la marche arrière et nous font reculer pour marquer des essais. On perd le match 24-7, à la différence de point on finit 4ème de la compétition, mon objectif pour l’an prochain est de remporter cette compétition.

6- Sur un effectif  de 10 joueurs m’incluant dans l’effectif champion d’Inde, 6 ont été retenu pour défendre les couleurs du pays lors d’un tournoi international de rugby à 7 disputé à Goa contre la Chine, Singapour ou encore Hong Kong.

7- Le Sevens est le futur du rugby dans les régions où il n’est pas encore développé. Cela car il va être olympique en 2016 et toutes les petites nations du rugby vont avoir une opportunité de se confronté aux meilleures nations mondiales. C’est pourquoi avec le club des Delhi Hurricanes, on pousse à la pratique de ce sport où nous sommes les meilleurs nationalement pour bénéficier de cette exposition. 

10- Dans certaines parties du monde, jouer au rugby à XV est assez compliqué dans la mesure où il faut au moins 30 joueurs pour cela et qu’en manque d’effectif ce n’est pas évident de rassembler autant de joueurs. C’est pourquoi en Inde et dans le reste de l’Asie à ma connaissance le rugby à 10 est développé (5 avants / 5 arrières). C’est un mix de Sevens et de XV’s, il y a moins d’espaces et plus de joueurs dans les phases d’affrontement mais les effectifs réduits engendre beaucoup de mouvements et donc de vitesse.  

11- A la base j’avais prévu un tournoi international le week-end du 10 et 11 mars, on devait alors recevoir 1 équipe Sri Lankaise et 3 Pakistanaise, mais lorsqu’après avoir réuni tous les documents officiels nécessaire pour postuler aux Visas pakistanais, ces dernier ont vu sur le reçu suite à leur demande que les visas ne seraient pas délivrés avant le 4 avril… Donc finalement on organise ce weekend là tout d’abord un tournoi de 7 le samedi avec 3 équipes du club, une équipe française et une autre anglaise et enfin une équipe venant de Jammu & Kashmir Le dimanche on organise un tournoi de rugby touché pour tous ceux qui voudront y participer et l’après-midi, on organise un match d’exhibition de rugby à XV. Le soir, tout ce beau monde sera reçu à l’ambassade française pour la diffusion de France-Angleterre.


20- Début janvier est arrivé dans le club un nouveau français, ce jeune de 20 ans originaire de Strasbourg et étudiant dans une école sur l'humanitaire à Lyon est venu pour quelques mois dans le cadre d'un stage avec son école. Mais hélas la structure qui accueille le petit Jean-Nicolas n'est pas des plus active et ils ne lui donnent pas de travail, c'est alors qu'il lui est venu l'idée de travailler à mes côté: le stagiaire est né! Du coup il m'a assisté dans mes boulots, et mène lui même le projet avec l'ONG pour lequel il a trouvé un super partenariat.

60- L’association a un compte Twitter suivi par 60 personnes.

150- On a lancé un programme avec l’ONG Nai Disha qui a pour but de réinsérer dans un cursus normal des enfants en échec scolaire. On a donc commencé ce programme 3 fois par semaines avec 50 enfants de 7 à 12 ans auxquels on essaye de transmettre les valeurs du rugby.

300- A mon arrivée, ils comptaient 60 séniors et 15 féminines dans le club, au jour d’aujourd’hui, on peut estimer que 70 sénior/moins de 20 ans s’entrainent régulièrement avec le club, plus une vingtaine de filles, auxquelles on peut ajouter les 150 enfants de l’ONG, les 20 de l’école de rugby, les 20 de la British School, et les 20 de la Shri Ram School (qui commencera la semaine prochaine) soit en tout près de 300 personnes jouent au rugby grâce aux Delhi Hurricanes Rugby Club.  

524-L’association est aimée 524 fois sur Facebook.

6547-Le blog a été lu/vu 6547 fois !

7500-Grâce aux dons et à deux partenaires principaux, j’ai pu  prendre en charge les dépense engendrée par les missions et lancer des projets auprès d’enfants, ceci n’est u’un début, j’ai plein de projet en tête que j’ai pour but de réaliser rapidement.

Bientôt de nouvelles aventures, restez attentifs et continuez à parler de l'association autour de vous!!

Vous pouvez aussi suivre le projet sur Facebook sur Pierre à l'édifice ou sur Twitter @PierrealEdifice.