vendredi 13 juillet 2012

Des projets... et la réalité!

L'ambassade ayant la volonté de pousser le rugby à Delhi, ils m'encouragent à élaborer de nouveaux projet avec les instances du rugby en France et dans le monde. Pour cela je travaille avec Benjamin Gestin qui est chargé de mission à l'ambassade pour ce qui est du sport et des ONG, on s'entend bien, on avait déjà travaillé ensemble pour le tournoi de mars. On est parti sur plusieurs pistes, la première: organiser un séminaire pendant une semaine à Delhi où un formateur de la FFR viendrait donner des conseils et apporter son expériences à des entraîneurs indiens. Pour cela, j'ai recontacté Pierre Camou (Président de la FFR) qui m'a répondu comme Bernard Lapasset l'avait fait quelque mois auparavant: qu'il ne pouvait rien faire dans la mesure où la demande venait d'un club, il fallait que cette demande soit formulée de la part de la Fédération Indienne de Rugby... Deuxième piste, à l'issu du All India 7s (compétition nationale de rugby à 7) que l'on est censé organisé en novembre, on aimerait envoyer le meilleur joueur du tournoi pendant une ou deux semaines en France dans un centre de formation pour bénéficier des entrainement d'une cellule de haut niveau, ce qui serait une super expérience pour le joueur, pour cela je contacte d'abord le centre de formation du MHR qui comme d'habitude ne répond pas à mes mails, puis je m'adresse indirectement à celui de Carcassonne: à suivre!

A côté de ces projets là, avec le club on devrait relancer avec la rentrée scolaire qui a lieu cette semaine et la semaine prochaine, le programme avec l'ONG où l'on va 3 fois par semaines pour initier 150 gamins défavorisés au rugby. En plus de cela on a comme projet d'introduire le rugby dans des écoles gouvernementales. Après avoir essayé dans les écoles privés on s'est rendu compte que cela ne marchait pas, les enfants et parents ne voulant pas s'abaisser à faire un sport où on pouvait se faire mal! Donc on va désormais s'adresser aux enfants venant de milieux moins aisés mais qui n'ont pas peur du contact, le but étant d'aller dans 4 écoles, d'organiser ainsi des matchs réguliers pour pouvoir faire de ces enfants de futurs joueurs du club.

D'un autre côté, outre la préparation au All India XVs -compétition nationale de rugby à XV- qui aura lieu en septembre à Calcutta, on attendait la réponse de l'IRFU quant à l'attribution ou non de l'organisation du All India 7s en novembre. Le problème quant à l'attribution n'est pas le choix de la ville mais plutôt le budget alloué pour cela. L'an dernier l'IRFU nous avait "donné" 1.5 lak (2200€) pour organiser ce tournoi qui comprenait l’hébergement de 8 équipes avec la consigne d'utiliser 400 rupees par jour et par joueurs pour ce qui est de l’hébergement et des repas (moins de 6€)... On avait alors fait un super tournoi (trouvant des partenaires privés de notre côté), et seul l’hébergement des joueurs avait été pour ainsi dire: nul. Donc pour ce tournoi, l'ambition de l'IRFU est d'accueillir 12 clubs indiens plus 4 clubs Pakistanais. Dans la mesure où à chaque fois qu'une équipe indienne va au Pakistan pour disputer un match ils sont reçus comme des Princes, c'est notre devoir de les recevoir de la même manière, qui plus est nous avons le désir de recevoir bien mieux les équipes indiennes. Donc pour cela nous avons demandé à l'IRFU qu'ils nous fournissent un budget de 3.5 laks (5150 €) qui vu que l'on va recevoir presque le double d'équipes par rapport à l'an passé (15 au lieu de 8), ce n'est pas un budget démesuré et exagéré, tout en sachant que de notre côté on cherche 3.5 laks supplémentaires pour le reste de l'organisation.

Après un mois de relance pour avoir une réponse nous avons finalement eu une réponse mardi dernier... Pramod Khanna, ce cher président de l'IRFU nous a envoyé un mail avec en copie tous les responsable territoriaux du rugby en Inde (sauf celui du Nord... car il n'y en a pas!):

"Much that the IRFU appreciates your team's efforts and intentions to promote Rugby in the North, I regret that the IRFU will be unable to provide any funding for this event.  [...].

The IRFU will be able to provide with necessary technical assistance as well as liaise with the concerned Govt departments to assist in obtaining visas for foreign teams as well as any other permissions. [...]"

"Bien que l'IRFU apprécie le travail de votre club et votre intention de développer le rugby dans le Nord de l'Inde, j'ai le regret de vous annoncer que l'IRFU ne sera pas en mesure d'attribuer de financements pour cet évènement [...].

L'IRFU fournira l'assistance technique nécessaire mais aussi ses liaisons avec les services gouvernementaux pour assister l'obtention des VISAS pour les équipes étrangères ainsi que toutes les autres permissions [...]."

Donc en fait il veut que l'on organise un tournoi encore plus important que l'an dernier mais sans nous apporter la moindre aide financière, l'effort qu'il serait prêt à faire c'est d'envoyer des officiels pour s'occuper du côté sportif du tournoi, à savoir poser leurs fesses sur des chaises, marquer 3 scores sur un papier, courir 20 minutes pour montrer qu'ils ne sont pas trop gros et manger et être hébergé gratuitement pendant un weekend.

Je vous avouerai que c'est la consternation dans notre côté, on est sidéré par ce culot, nous demander d'organiser un tournoi sans le financer aucunement et en tirer tous les bénéfices... Ça me révolte personnellement, ils veulent globalement nous exploiter, il se rendent compte qu'on est un club qui se bouge et veulent en abuser. Eux ne font rien de leur côté.

Donc finalement si leur position reste la même nous n'organiserons pas le tournoi et je leur souhaite bonne chance pour trouver un lieu où l'héberger sans qu'ils n'aient à dépenser le moindre rupee. Cette décision met du plomb dans l'aile des projets avec l'ambassade évoqués plus haut, qui plus est j'attends toujours qu'ils contactent l'ARFU (fédé asiatique), l'IRB ou la FFR pour demander de l'aide mais non ils ne le font pas, je pense qu'ils ne veulent pas avoir des personnes dans leurs pattes pour voir les magouilles qu'ils font, c'est vraiment honteux!

Personnellement, je suis dégoûté! Dégoûté de leur comportement et de leur attentisme, on fait tout ce qui en notre pouvoir pour être un club dynamique, pour se bouger mais à un moment quand on a de l'ambition on est confronté aux instances du rugby qui se renvoient alors la balle disant qu'ils ne peuvent rien faire de leur côté, le tout avec l'IRFU qui fait encore moins pour aider les clubs, pas de subvention, pas de matériel, pas de formation, pas de compétition sur l'année (pas plus de 3 semaines cumulées de compétition sur l'année en mélangeant seniors, filles et jeunes).

Mon genou allant pas mieux et ne voulant pas me faire opérer ici (ce qui signifierait 3 mois à ne pas bouger donc à être inutile), je suis en train de penser à rentrer plus tôt, après la compétition à XV, qui même si je ne la joue pas, reste mon objectif premier, mais vu qu'il risque de ne pas y avoir de compétition à 7 qui était mon second objectif, ben peut être je rentrerai plus tôt pour faire soigner mon genou. Ici si on n'est pas super riche, si on a pas un mécène avec nous, si on a seulement l'envie de faire avancer les choses, et bien on ne peut rien faire, on s'essouffle, et les joueurs à force de s’entraîner sans jouer vont finir par se lasser et le rugby au lieu de stagner va finir par régresser si les choses ne changent pas. Il vaut mieux aller dans un endroit où même si il n'y a pas forcement beaucoup d'argent et bien les gens veulent aller de l'avant, car ici ils ne pensent qu'à leur propre personne et à s'en mettre plein les poches, ça reflète globalement la culture du pays qui est très individualiste finalement, ils sont super nombreux mais ne se soucient pas de l'autre et font leur chemin au dépend des autres, un peu une course à la survit, qui s'en sortira le mieux avec le moins de soucis... 

Bref, malgré cela j'ai le moral contrairement aux apparences car tout n'est pas noir, et je vois que les gars du club sont vraiment de bonnes personnes et que le rugby que ce soit à Delhi, Calcutta, Bhubaneswar arrive à changer certaines mentalités et que tout n'est pas perdu, mais c'est un travail long, parsemé d’embûches et surtout pénible et décourageant, mais au bout il y a toujours l'espoir qu'un jour on arrivera à quelque chose de bien. Donc même si je n'aurais pas tout révolutionné, si j'ai pu contribué à changer des mentalités et bien j'aurais réussi ma mission.

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dimanche 1 juillet 2012

Rencontre avec l'Ambassadeur de France

De France, j'ai ramené des maillots des Delhi Hurricanes que j'ai fait faire pour compléter notre jeu de maillot actuel mais aussi pour pouvoir en procurer à ceux qui m'en faisaient la demande. J'ai donc profité de l'occasion pour en faire faire un en plus à l'intention de l'Ambassadeur de France pour le remercier de son soutien au club et pour marquer le coup.

Donc après plusieurs tentatives repoussées à causes de  son emploi du temps de minist... d'ambassadeur! On arrive à fixer un rendez-vous dans la résidence de l'Ambassade, à savoir là il reçoit ses invités de marque mais aussi là où il vit. J'y vais avec Gautam -capitaine de l'équipe- pour faire une remise de maillot officielle.

On est donc reçu dans cette résidence qui me change de mon 2 pièces dans mon village! C'est lumineux, climatisé et géant! Accompagné jusque là par l'intendant (un gersois à l'accent qui pu le sud, le magret de canard et le rugby), nous sommes rejoint par l'Ambassadeur. Le choix du salon dans lequel nous allons nous installer est cornélien, avec Gautam on se serait même assis par terre, mais ça aurait été mal vu. Donc finalement on opte pour le salon avec le piano.

Passé les politesses de bienvenue, j'offre à notre hôte le maillot avec un ballon, il a l'air content et enfile le maillot dans la foulé. On en profite alors pour prendre quelques photos (là encore le lieu est difficile à choisir...).


On s'installe alors dans un large canapé et nous commençons à papoter, oui oui on papote de tout et de rien, du club, de la vie en Inde, des points communs entre français et indiens (comme le fait de ne jamais être d'accord avec avec les décisions des gouvernements et de beaucoup parler pour ne finalement rien dire). On parle du club et de nos projet, l'ambassadeur a vraiment la volonté de continuer à nous soutenir et me propose de nous mettre en relation avec des médias et discute de notre stratégies pour trouver des sponsors. Quand je lui parle de nos difficultés financières, il m'invite lors du prochain tournoi auquel on participera de lui faire passer notre budget et il verra s'il lui sera possible de faire quelque chose, ce qui est simplement génial!

Ensuite, il aborde un sujet sur lequel il a pensé à nous. En discutant avec un gouverneur ou je ne sais quoi de l'Etat de Delhi, ce dernier lui a parlé de son problème face à la réinsertion de détenus pour consommation ou trafic de drogues. Il a alors parlé du rugby comme vecteur de réinsertion sociale (en pensant à l'association Pierre à l'édifice oui oui oui!), il n'a pas voulu s'avancer en disant que nous pouvions faire quelque chose, mais il s'est engagé à se renseigner, ce qu'il a donc fait en nous en parlant. Je trouve que ça peut être une super expérience, je ne sais pas si c'est réalisable mais c'est un challenge assez tentant: faire jouer au rugby (contact pas touch) ces gars, ça peut permettre de les canaliser tout en leur permettant d’extérioriser, si en même temps les valeurs du sport peuvent leur permettre de contribuer à se réinsérer c'est tout bénef'! Après, j'imagine qu'on ne pourra pas aider tout le monde via le rugby mais j'ai foi en ce sport comme école de la vie et comme vecteur d'insertion, mais aussi comme moyen pour leur permettre de retrouver une meilleur estime d'eux même et envers les autres, estime qui a pu être mise à mal par leur précédents faits. Après ça reste délicat, car des jugements de valeur, mérite et par rapport à leur passé peuvent entrer en compte mais je pense qu'il faut totalement passer outre cela et ne pas considérer la raison pourquoi on fait du rugby avec eux comme une raison de les appréhender différemment. Affaire à suivre, ça risque de se décanter rapidement.

Pour revenir à un sujet plus léger, dans la discussion, en parlant de nos cadres de vie respectifs, j'ai lancé une invitation à l'Ambassadeur afin qu'il vienne dîner au village pour qu'il voit une Inde qu'il ne fréquente pas forcement au quotidien. Et bien, il a accepté sans hésitation l'invitation, me disant même qu'il serait plus disponible dans la seconde quinzaine de juillet pour venir! Il m'a surpris sur le coup, et quand il nous a demandé où c'était, Gautam lui a simplement répondu de descendre au métro le plus proche et qu'on viendrait le chercher en moto (ce a quoi il a tout de même émis une réserve!).

Après bien une heure et demi de discussion, on a pris congé, c'était vraiment un moment sympa, sans langue de bois où on a parlé de tout. Alors cet ambassadeur a peut-être été installé par l'ancien président car ami proche et il a beau avoir une position assez élevé hiérarchiquement du à son poste, mais il reste une personne simple et accessible, ce qui au fond est ce qu'on attend de ce genre de personnes, que l'on puisse leur parler de tout et se sentir si ce n'est soutenu au moins entendu! 


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lundi 25 juin 2012

Dures semaines...

Mes excuses pour commencer cet article, je n'ai pas écris depuis longtemps, je vous avouerai que je n'avais pas le coeur à ça, je vais vous expliquer pourquoi.

Lors du dernier article je vous faisais part d'un mail que j'envoyais à Monsieur Bernard Lapasset afin d'attirer son regard sur le rugby indien, sur l'article précédent je vous parlais de la remise en marche de tous les contacts, et globalement des projets du club.

Depuis ces articles, je vous avouerai que peu de choses ont changé, certes le club a repris sérieusement toutes ses activités, mais pas plus. Le fait que les vacances d'été se finissent en juillet (pour les écoles indiennes), le programme que l'on a avec l'ONG est en suspens, et celui avec la British School est aussi en stand-bye, même plus car les terrains de l'école ne sont plus praticables pour cause de travaux. On envisage donc de faire venir les enfants les samedi matin sur notre terrain en même temps que l'école de rugby.

Donc à part entraîner 3 fois par semaines et envoyer des mails et passer des coups de fils qui restent souvent sans réponses car il s'agit de parler sponsoring, et bien je n'ai pas grand chose à faire... C'est très frustrant car je me sens impuissant dans ce sens là, où j'aimerai faire bien plus mais je ne peux pas, entre autre avec les écoles qui sont actuellement fermées, j'ai comme ambition d'aller dans les écoles 100% indiennes pour y introduire le rugby, mais vu que dans ces dernières, la pratique de l'anglais n'est pas obligatoire, je ne peux pas y aller seul dans la mesure où même la hiérarchie ne me comprendra pas... Et bien sur lorsque je demande à mes joueurs de m'aider, ils ne disent bien sur jamais non, mais j'attends toujours... Donc gros sentiment de frustration. Au passage j'ai eu une réponse d'un collaborateur de Bernard Lapasset me disant qu'il allait voir ce qui était possible de faire, depuis je n'ai pas de nouvelles.

Qui plus est, je vous annonçais que l'on allait participer lors de ce mois de juin à un tournoi à Calcutta et un autre dans le Jammu & Kashmir. Le second tournoi a du être repoussé à août pour je ne sais quelle raison, et pour ce qui est du premier, dans la mesure où le club n'a vraiment mais vraiment pas d'argent on a demandé aux joueurs de payer leur déplacement (1000 rupees l'aller/retour en train soit 15€ pour faire 3000km), mais cette somme reste importante en Inde surtout pour des personnes issus de villages. Donc un à un, les joueurs dans la liste, sans jamais me parler d'argent, ont trouvé diverses excuses pour ne pas y aller (examens, problème dans la famille, la vache est malade, etc etc). Donc je me retrouve le dimanche avant le tournoi avec une équipe plus qu'affaiblie, mais ça reste quand même bien pour ces jeunes, ça leur donnera du temps de jeu et de l’expérience.

Mais dimanche 17 juin était décidément un jour sans, je continue pendant les entraînements à enseigner le plan de jeu donc bien entendu je joue car je vais jouer la compétition. Et là, sur une action où je suis en défense à bloquer le porteur de balle, un de ses coéquipier vient à son support en me plaquant sur le coté du genou et.... crac... Je ne peux m'empêcher d'avoir une plainte de douleur sur le coup. Le jeu s'arrête, mon genou me tire, bien entendu il n'y a pas de kiné sur le bord du terrain, donc obligé de se débrouiller tout seul, mon genou peut tout de même se fléchir normalement mais ça tire sur l’intérieur. Je me déplace donc tant bien que mal, sur le côté du terrain, l'entrainement reprend. 

Là dans ma tête il y a tout qui s'effondre, beaucoup d'amis ont eu des blessures aux genoux et je sais par conséquent que ce n'est vraiment pas cool surtout si il y a opération au bout, et ma participation à mon objectif principal qu'est la compétition nationale de septembre prend un sérieux coup dans l'aile... Ca ne va vraiment pas fort alors.

Un de mes joueurs m'amène après l'entrainement dans des urgences d'un hôpital gouvernemental indien (gratuit), je passe alors une radio qui ne montre aucune fracture. Ensuite le docteur qui ne me touche même pas le genou, me dit de revenir une semaine après pour faire d'autre examens quand ce sera dégonflé... Je reste quand même sceptique d'autant que je rentre chez moi sans savoir ce que j'ai. En se refroidissant, mon genou tire d'autant plus et j'ai vraiment une instabilité sur l’intérieur. J'avais amené de France une atèle élastique pour genou que m'avait prescrit un médecin pour mon genou droit suite à ma petite blessure intervenue à ma première arrivée en Inde, donc cette atèle se révèle très utile, m'apportant de la stabilité. Cependant je ne peux pas trop bouger donc je passe ma journée chez moi à glacer mon articulation.

Je profite de mon inactivité pour demander conseils à des amis kinés, ostéos, qui d'après ce que je dis m'annoncent avec des guillemets car bien entendu ils ne peuvent pas le confirmer étant à des milliers de kilomètres que mon ligament latéral interne serait touché...

N'ayant pas la patience d'attendre une semaine j'essaye de prendre un rendez-vous pour le mercredi suivant mais on me dit que le prochain créneaux possible sera le 27... Donc je décide de faire ce que je voulais depuis le début, à savoir aller dans une clinique privé, certes il faut payer, mais au moins je serais serein quant à l'hygiène et aux compétences des médecins qui eux parlent anglais. Je vais donc sur les conseils de Kuldeep -qui est un expert en matière de blessure au genou- consulter un médecin qui me manipule un peu et qui lui aussi me parle de mon ligament latéral interne mais aussi de mon ménisque. Mais avant de tirer des conclusion, il m’envoie passer un IRM pour y voir plus clair. 

Je n'avais jamais passé d'IRM et j'ai été sacrement surpris, on est alors allongé et introduit dans une machine pour 20 minutes, 20 minutes qui sont loin d'être de tout repos car cela fait un bruit monstre, telle une première note très puissante de guitare électrique qui durerait sans fin et le tout à un volume incroyable! Et bien vous le croirez ou pas, mais je m'y suis littéralement assoupis...

Donc en sortant de cette bulle hypra-sonore, j'essaye de tirer quelque infos du docteur qui me dit de revenir le soir pour chercher les clichés et qui ajoute que le ligament interne est bien touché, mais je n'arrive pas vraiment à le comprendre ayant un vocabulaire limité, quand on commence à parler avec des mots scientifiques je ne comprends plus!

Même topo le soir où il ajoute que le ménisque n'est pas touché mais qu'autre chose est touché, je ne comprends pas...

Lendemain retour chez le 1er docteur qui m'annonce si je comprends bien une rupture du ligament latéral interne du genou mais aussi de grosse chances pour que le ligament croisé antérieur soit lui aussi touché. Il me demande alors de repasser le lendemain pour rencontrer un docteur spécialiste et m'annonce que je vais devoir me faire opérer, me demandant si je veux le faire ici ou en France, ici l'opération coûterait 1700€...

Alors là  je suis vraiment au fin fond du seau, ça ne va pas, je suis en pleine remise en question... Je rentre dans une petite sinistrose car tous mes projets en prennent un serieux coup, et la question de rentrer pour se faire opérer se pose, je n'ai pas envie de rentrer, ce serait abandonner au premier obstacle et qu'est ce qu'une opération et une convalescence en France aurait de mieux qu'ici? Cependant, les messages de soutiens se multiplient et m'ont réchauffé le coeur en ce moment dur.

Le lendemain c'est la mort dans l'âme que je vais voir ce nouveau médecin, qui lui aussi est super sympa (au passage le premier médecin ne m'a fait payer que la première de mes 3 consultations), heureusement au passage car vu mon état un con en face de moi aurait fait sortir de moi toute ma frustration! Et donc après avoir vu les imageries et consulté mon genou me fait: "Normalement, si il n'y a pas de complication, vous pourrez être sur le terrain dans un mois!". Alors là je ne veux pas y croire, en tout cas j'ai beaucoup de mal vu ce que m'a dit le médecin la veille et ce que m'ont dit mes amis sur ce genre de blessures... J'ai du ne pas comprendre quelque chose dans le diagnostic, les ligaments ne sont surement pas rompus mais simplement endommagés, enfin je suis sur le cul, le docteur finit par me demander si je suis déçu de ne pas subir d'opération vu que je lui demande si il est sur au moins 6-7 fois... Il me dit qu'il me faut une atèle plus solide et contraignante que celle que j'ai pour éviter toute rotation du genou, et dans deux semaines je dois retourner le voir pour voir l'évolution avec une radio et confirmer qu'il n'y a pas besoin d'opération et si c'est le cas avec du kiné je pourrais être sur le terrain 2-3 semaines après. Et ben je vais vous dire que j'aime beaucoup ce médecin, car même si il m'a dit des bêtises, il m'a rendu heureux!

Je rentre donc chez moi la joie au coeur, et me dirige ensuite vers l'adresse qu'il m'a donné pour me procurer une atèle convenable. Après plusieurs essais, l'atèle me convient, je décide de la prendre et demande donc le prix, quand le gars me dit "thirty thousand", je comprends "thirty hundred" car je m'attends à un prix dans cette échelle, mais non il me répète bien "thirty thousand" ce qui revient à prêt de 500€!! 500€ pour une atèle que je vais porter 3 semaines ça fait vraiment mal! D'autant que je n'ai pas autant d'argent avec moi. Je décide de ne pas la prendre et d'appeler plus tard le médecin pour lui demander si il n'y a pas une autre solution. Et bien entendu il y a une autre possibilité, on m'a simplement pris pour une poule aux oeuf d'or. Ainsi le lendemain une personne vient directement chez moi me faire essayer une atèle à moins de 150€.


Atèle à 500€, les coutures sont en fil doré!

Pendant ce temps, de nouveaux gars (en plus de moi) ont du déclarer forfait pour le tournoi de Calcutta, et ce que je craignais depuis quelques jours déjà arriva, on a du annuler notre participation au tournoi, ça me fout les boules car on n'a pas 150 occasions de jouer des tournois en Inde et on  passe à côté de celle là, et qui plus est ça me fait chier pour l'organisation, car je sais ce que c'est d'organiser un tournoi où les équipes se décommandent au dernier moment.

Donc désormais j’entraîne en usant plus ma voix et mon sifflet que l'exemple que je prônais, en effet je ne demande jamais à mes joueurs de faire des choses que je ne peux pas faire ne serait-ce que par respect, mais aussi je montre toujours l'exemple pour pouvoir être légitime et que l'on ne puisse pas me reprocher de ne pas le faire. Bien que l'on ne fait pas le plein de joueurs aux entraînements du weekend, j'arrive à faire deux bonnes sessions où l'on commence à travailler sur la fluidité et la continuité du jeu, il y a pas mal de travail encore à réaliser mais des réflexes commencent à venir.

Ces entraînements contribuent à me remonter le moral, et à me regonfler un peu!

Sinon il fait toujours aussi chaud chez moi, je n'ai toujours pas de clim', donc le ventilo tourne non stop pour faire un peu d'air, mais quand il y a des coupures d'électricité ça devient vraiment insupportable, le pire c'est pendant la nuit!

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vendredi 8 juin 2012

Mail matinal à Monsieur Bernard Lapasset, Président de la Fédération Internationale de Rugby


Je ne sais pas trop où je vais avec cela, ni non plus ce que je veux vraiment, mais au moins j'essaye, et qui ne tente rien n'a rien comme on dit. Advienne que pourra!

"Monsieur le Président,

Le 11 janvier dernier je vous envoyais un mail vous faisant part du développement du rugby en Inde et sollicitant votre aide. Vous m'aviez alors répondu qu'en tant que fédération internationale de rugby vous ne pouviez pas intervenir au niveau des clubs et vous m'aviez alors suggéré de passer par la fédération indienne pour recevoir cette aide.

J'ai donc fait ce que vous m'aviez conseillé et j'ai même proposé mes services à la fédération elle même qui n'était pas contre cette idée là. Elle m'a alors conseillé de contacter Monsieur Jarrad Gallagher responsable de la zone asiatique de l'IRB afin de voir ce qu'il était possible de faire.

Cela fait maintenant plus de 3 mois que cette sollicitation a été faite mais nous n'avons pas eu de retour de sa part. J'imagine que c'est une personne très sollicité ayant 28 pays à gérer. Mais l'Inde venant de remporter la 3ème division asiatique se doit de passer à la vitesse supérieur pour pérenniser le sport au niveau national et éviter de faire le Yo-Yo entre la deuxième et la troisième division au niveau international.

L'Inde présente un potentiel hors du commun et nécessite un accompagnement fort mêlé à une surveillance quant à l'efficacité du travail fait car mon impression personnelle est que ce potentiel n'est pas exploité comme il devrait l'être de même que les aides qui lui sont accordé.

Je ne sais pas si je suis la personne à même pour faire une telle mission, mes compétences sont j'imagine loin d'être suffisante de même que mon expérience reste limité, mais j'ai la volonté et l'enthousiasme pour faire avancer les choses et la connaissance du rugby indien et du pays. Comme Greg Davey a travaillé et contribué à la structuration du rugby indien entre 2008 et 2010, je me propose de continuer cette mission afin d'aider ce pays à accéder au premier plan du rugby asiatique.

Si je vous contacte c'est parce que j'ai espoir en ce pays et j'espère que vous pourrez faire quelque chose car il le mérite. Ce dont il a le plus besoin aujourd'hui, ce n'est pas des financements directs mais des moyens humains.

Veuillez recevoir mes salutations distinguées et mes félicitations quant à votre travail.

Bien à vous,

Pierre Bellemere
pierre.bellemere@gmail.com
+91 98 99 347 937      
Président de l'association Pierre à l'édifice
https://www.facebook.com/Pierre.edifice
Delhi Hurricanes Rugby Club
https://www.facebook.com/pages/Delhi-Hurricanes/263502333683217"

mardi 5 juin 2012

Remettre la machine en marche!

Doucement mais surement je me réinstalle. 

Tout d'abord mon appartement commence à avoir une gueule plus potable, j'ai finalement pris celui au dessus de la salle de gym. 

Salle de gym justement où j'ai dormi samedi et dimanche soir pour bénéficier de la "clim" que je n'avais pas encore chez moi. La nuit de samedi à dimanche aurait du être bonne vu la fatigue accumulée lors du voyage et pendant la journée, mais que nenni! Les moustiques ont pris ma peau pour un dancefloor et m'ont empêché de dormir. Qui plus est à 3h du mat' j'entends de l'eau tomber en abondance... Alors il fait noir et je me dis que c'est une chasse d'eau qui a été tiré et que l'eau s'écoule bruyamment par les canalisations... Mais après 1 minutes d'écoulement je me dis bien que ce n'est pas le cas, alors je me lève, la salle étant grande je ne sais pas si c'est dehors ou dedans... Mais en posant le pied hors de mon lit: "plouf"... En fait, je ne saurais pas bien vous expliquer mais en remplissant les réservoirs d'eau en haut du bâtiment au lieu de mettre 7 000 litres soit la contenance des bacs, ils ont mis 10 000 litres donc par conséquent 3 000 litres se sont écoulés au plus bas du bâtiment soit au sous-sol, autrement dit la salle de gym... Donc j'appelle Arun pour le prévenir, la salle est recouverte à sa quasi intégralité d'eau dont par endroit il y a 3-4 cm... Bref je finis la nuit sur un des rare endroit sec, debout 2 heures plus tard pour aller à l'entrainement.


Cet entrainement est en fait un match pour pouvoir donner du temps de jeu au joueur et évaluer un peu les niveaux. A la mi-temps et à la fin du match, les filles font elles aussi deux petits matchs. La première mi-temps se déroule tranquillement, le niveau n'est pas foufou car les internationaux ne jouent pas et on est clairement pas prêt. Je rentre en seconde mi-temps -je ne suis pas prêt non plus- mais le fait marquant de ce match restera la grave blessure d'un joueur qui s'est cassé le bras (pas l'avant bras) en plongeant pour marquer un essai, soit tout seul... Déjà lui est "out" pour les All India, mais j'espère que ça n'effrayera pas les autres joueurs. Les matchs se terminent, il y aura eu un bon engagement qui reste tout de même relatif, le rythme n'aura pas été intense (la chaleur jouant) mais il y avait beaucoup de volonté et ça m'a permis de me faire des idées sur certains joueurs. A la fin de l'entrainement, ça a été super sympa, tout le monde est bien resté 30 minutes tous à parler entre eux, filles et garçon, le tout dans la bonne humeur, ça se voit qu'ils ont du plaisir à venir et à être ensemble, je pourrais me dire si sportivement j'échoue (ce que je n'envisage pas) ben que j'aurais créé un club, un club d'ami où l'on va pour se retrouver avec les copains car au fond le rugby (et d'autre sports) c'est se retrouver entre potes pour faire un sport, et qu'importe le résultat, à la fin quand le coup de sifflet est donné il reste les copains et c'est ça le plus important!



On rentre tranquillement au village, et je passe l'après midi à me reposer, la salle étant fermé le dimanche. Je passe encore la nuit dans la salle et le truc c'est que cette dernière ouvre le matin à 5h... Ce que ne m'avait pas dit Arun c'est qu'il comptait sur moi pour le faire, donc à 4h50 quand les premiers types sont venus frapper à la porte, j'ai hais Arun au plus haut point sur plusieurs générations! Bon et tant qu'à y être autant en profiter et s’entraîner... 

Les indiens se lèvent généralement tôt. Mais une fois le sport fait, le p'tit dej' prit et douché, il n'est que 8h, et vu que je n'ai pas des horaires de bureau et que je ne peux pas appeler les gens aussi tôt (enfin moi je ne le fais pas, eux ne s'en privent pas!) ben il n'y a pas grand chose à faire, je décide donc de prendre le scooter et de faire un tour, ça fait deux jours que je suis dans le village ça ne me fera pas de mal. Je me dirige vers un centre commercial pour prendre un jus, mais bien sur à 9h c'est fermé, donc je me retrouve dans le centre totalement désert... Je finis par trouver un endroit ou m'hydrater puis je rentre au village.

Pendant l'aprem j’aménage et nettoie mon appart', Arun m'a trouvé une personne pour faire le ménage et la lessive tous les jours à un prix défiant toute concurrence: 600 rupees par mois soit moins de 10 € pour disons 1h par jour soit en gros 33 centimes l'heure... J'en profite aussi pour faire une bonne sieste (me lever à 5h n'est pas mon fort!). Ensuite je me mets à appeler tous les expats et sponsors avec lesquels j'étais en contact avant mon départ mon signaler d'abord mon retour, ensuite pour leur dire qu'on est à la recherche de sponsors et donateurs pour financer nos déplacement dans différents endroits en Inde pour la préparation des All India XVs. Et le soir retour à la salle!

Pour dîner, je m'invite chez Pepsi et Jagga, bien sur c'est très bon et je goûte alors de la mangue préparée je ne sais pas comment mais épicée... C'est vraiment bizarre, on retrouve le goût sucré mais c'est particulier, je n'en mangerais pas tous les jours!

J'ai passé ma première nuit chez moi, Arun m'ayant apporté un "cooler" qui est un ventilo avec de l'eau stagnante derrière censée rafraîchir l'air. Alors peut-être ça la rafraîchit mais ça fait un bruit pas possible! Une vrai machine à laver! Obligé de l'éteindre pendant la nuit pour trouver le sommeil, j'ai finalement allumé le ventilo du plafond qui fait "un peu" moins de bruit... On s'habitue à tout parait-il... Va falloir mettre ça en oeuvre donc!

Ce matin (mardi 05 juin) levé 6h30... Je vais à la salle et je prévois de finir mon installation aujourd'hui en réglant tous les derniers petits points. Pour info il fait toujours aussi chaud!

Alors depuis mon arrivée je vais souvent à la gym, alors il y a 2 raisons, non pas que je me soucie de mon apparence, mais premièrement je veux être dans une forme optimale pour les mois à suivre et montrer ainsi l'exemple jusqu'au All India en septembre. Ensuite pendant ces 3 mois passés en France, on va dire que je n'ai pas eu la main morte sur la nourriture (et pas tant sur la boisson!), et j'ai par conséquent pris 9 kg passant à 102kg.... Donc faut vraiment que je perde du poids! Et je suis sur la bonne voie, samedi matin à mon arrivée la balance indiquait 101.5 kg et ce matin 100.1 kg! A ce rythme je vais bientôt avoir retrouvé une forme décente!


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samedi 2 juin 2012

Thermostat 4 pendant 2h et ce sera prêt!

J'ai donc pris l'avion à 12h de Toulouse pour Londres puis Delhi! Le trajet s'est passé sans problème si ce n'est les 5 longues heures d'attente à Heathrow. 

J'ai prévu d'aller à l'entrainement à la descente de l'avion. Je me dépêche donc, qui plus est on est arrivé avec de l'avance, j'arrive devant le tapis où arrivent les sacs à 6h30 et l'entrainement commence à 7h: facile d'autant qu'on m'attend à la sortie de l'aéroport.

Mais hélas mon super plan c'est pris une bûche dans la roue...! A savoir que mon sac n'est arrivé qu'à 7h10! Donc je me presse tout de même de sortir afin de retrouver Arun, et là c'est le choc! Je savais qu'il ferait chaud et ça ne me dérangeait pas forcément mais là à 7h du matin en sortant dehors il fait 35°C!!! Ca en devient suffocant! 

Donc on se dirige vers le terrain qui heureusement n'est pas bien loin de l'aéroport, là une vingtaine de garçons s’entraînent ainsi qu'une dizaine de filles. Les retrouvailles sont chaleureuses et franche, ça me fait plaisir de les retrouver et je sens que c'est réciproque!

Dessuite, Kuldeep qui s'occupait des entraînements pendant mon absence me confie les gars qui étaient séparés avants/arrières pour travailler des lancements de jeu. Alors vu que je suis pro ( ;-) ), j'ai travaillé sur le plan de jeu avant de venir avec entre autre les appels en touche et les lancements derrières donc je les mets en place progressivement avec les joueurs présent pour voir si ça fonctionne. Alors pour les touches c'est plutôt positif mais pour les arrières je ne sais pas vraiment, n'ayant pas l’expérience de jouer 3/4 j'ai des lacunes pour ces lancements de jeu mais j'y travaille! On finit l'entrainement par un peu de jeu pas intelligent, car même si les rugbymen sont de grands intellectuels il faut reconnaître que par moment il faut poser le cerveaux au vestiaire...

L'entrainement finit, on papote un peu, et finalement on se dirige vers le village: Maidangarhi. Village qui est en crise ces jours-ci dans la mesure où il n'y a plus d'électricité et d'eau depuis deux jours donc ça devient très dur pour supporter la chaleur! A l'arrivée, grande nouvelle: ils m'ont changé d'appartement (ça ne fera que le 5ème!). Au début j'étais tout en haut du village, et au fur et à mesure je suis descendu et là ce qu'ils me proposent et vraiment à l'écart du village. Cet endroit est dans le même bâtiment que la salle de gym de Arun et Gautam (des joueurs du club). C'est un coin assez calme, assez proche de petits commerces et donc à 2 mètres de la salle de gym (il me faudra être fort pour trouver des excuses pour ne pas y aller!). L'appartement en lui même n'est pas mal, mais il demeure assez sale et pas mal de petites bêtes l'habitent. Donc ma condition pour vivre là c'est que l'appart soit nettoyé de fonds en combles, car une fois aménagé à ma sauce je pense qu'il peut être sympa. Arun me montre tout de même un autre appart à proximité, ce dernier est plus grand mais donne directement sur la route montant vers Maidangarhi et qui dit route en Inde dit beaucoup de bruit qui plus est, il est plus chère donc je dis à Arun que le premier me va si il est nickel.

Pendant ce temps, les heures passent et avec elles, la température augmente, si bien qu'après un moment de repos entre 11h et 12h30, quand je me mets en mouvement pour aller déjeuner chez Kuldeep et bien ce mouvement aura été fatal à ma chaleur corporelle, les degrés approchent 45 et la sueur ne se fait pas prier pour suinter par tous les pores de mon corps (argh c'est dégueux!), c'est vraiment désagréable. Il ne fait pas particulièrement humide mais l'air est dur à respirer et le soleil fait vraiment l'effet d'un four et brûle littéralement. Mes lèvres se retrouvent sèches en moins de deux et la chaleur exerce un poids invisible sur les épaules, même le vent n'arrive pas à rafraîchir l'atmosphère!

Arrivé chez Kuldeep, je profite de prendre une douche (il ne vit pas dans le village) qui me fait du bien, bien que l'eau chauffée dans la réserve sur le toit brûle presque! Ensuite on s'installe dans une chambre avec la clim et c'est dessuite plus supportable! On papote alors de la vie du club et des perspectives, on mange aussi, bien sur indien, mais je vous avouerai que c'est différent de ce qu'on peut manger au restaurants indiens classique dans la mesure où c'est de la cuisine faite maison, comme en France où on ne cuisine pas tous les jours les spécialités françaises. Et quelque part je préfère!

Après mangé, je récupère mon scooter et reviens au village. Je vais alors dans la salle de gym où je pense que je vais dormir cette nuit puisqu'il y a une clim' et pas chez moi (encore!). J'en profite pour un peu m’entraîner puis je vais me reposer car par ce temps il n'y a pas grand chose à faire, sortir, c'est s'exposer à finir en oeuf au plat!

La fin de journée se passe tranquillement, je reste dans la salle de gym où j'y ai mon clic-clac, on me donne alors une clés internet pour pouvoir rester "connecté"! 

Demain rendez-vous au terrain à 6h, à 7h on fait un match, ça fait longtemps qu'ils n'en n'ont pas fait et on profite de l'absence des joueurs internationaux pour donner du temps de jeux aux jeunes. Les joueurs internationaux qui en l'occurrence ont remporté hier la finale de Division III asiatique contre Guam 18-16 ce qui leur permet d'accéder à la seconde division! Et qualification pour la Coupe du Monde 2015 oblige, ils vont faire un match contre le champion 2nde division qui pourrait les faire monter directement en 1ère division en cas de victoire! A noter que lors de ce match un des Hurricanes a marqué un sublime essai suite à une relance des 22m qu'il conclue par une course de 50 mètres ponctuée de 3 raffuts.

Sur ce, bonne fin de journée à vous, moi je sens que ce soir je ne vais pas tarder!

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jeudi 31 mai 2012

Il faut toujours viser la lune, car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles - Oscar Wilde

Voilà, cela fait 3 mois que je suis rentré d'Inde et il est désormais l'heure d'y retourner.

Dire que cette période aura été riche serait un euphémisme tant je suis passé par tous les états, de la quasi dépression à l'enthousiasme joyeux qui m'est propre, de l'ennui à l'activité permanente et  de la solitude à de multiples rencontres de tout genre.

Mars: mais pourquoi vous vous envolez mes illusions?

Début mars, j'avais pour but de récolter 20 000€ pour pouvoir m'engager dans un projet avec l'organisme France-Volontaire me permettant de rester 2 ans en Inde non-stop et avec des avantages très intéressants. Je vous avouerais que j'ai vite déchanté, certes ce projet était démesuré et irréaliste mais je me suis vraiment heurté à un mur et beaucoup de mes illusions se sont envolées alors. J'avais beaucoup de projets, de plans pour ramener des aides mais hélas aucun ne s'est réalisé comme je l'espérais et tout était lent. Ce mois "cauchemar" s'est achevé par un weekend où rien n'a marché, entre une soirée qui avait pour but de ramener des fonds pour l'asso qui a fait un énorme "flop" et des problèmes personnels, bref, le mauvais oeil était sur moi, et je dois le reconnaître j'ai craqué, ce qui je dois l'avouer ne m'était jamais arrivé...

Avril: atterrissage en urgence et réparation de la motrice avec vidange des mauvaises huiles!

Après ce mois de mars, j'ai fait une prise de conscience: je suis seul. Seul à dépenser mon temps, mon argent (enfin celui de mes parents...), et mon énergie. Toute cette association n'est autre que moi et uniquement moi, si je fais quelque chose, c'est l'association qui le fait, et cela n'est pas mon but... Mon but je vous le dis honnêtement, c'est d'être viré de l'association! Viré par des personnes qui auront repris l'idée initiale et se la seront approprié. Cela voudra dire que cette idée était bonne et que l'association pourra vivre indépendamment de moi. Qui plus est comme je le disais plus haut, pour l'instant je fais tout ça pour la gloire, à savoir que je ne vis pas de cette activité dans la mesure où étant le Président de l'association je suis bénévole et je ne peux faire tout cela que grâce à l'aide financière de mes parents... Donc après une coupure parisienne plus que bénéfique qui m'aura permis de me changer les idées et surtout de faire le point avec moi même voilà ce sur quoi j'ai arrêté mon avis: dans la mesure où j'ai des engagements (avec le club mais surtout avec les partenaires et donateurs qui m'ont fait confiance), je me dois de finir mon projet (jusqu'à fin 2012), je ne peux pas laisser tomber. Mais il va falloir que le jeune homme de 24 ans que je suis s'affranchisse de ses parent et les laissent préparer leurs vieux jours sans avoir à ce soucier à ce jeune rêveur de fils qu'ils ont qui est bon qu'à aider son prochain sans penser à lui même! Donc à la fin du second séjour indien c'est décidé: je vais travailler pour ramener un salaire! Pendant ce mois d'avril je vous avouerai que je ne fais quasiment rien si ce n'est lire: j'ai lu une dizaine de bouquins de 600 pages! En même temps, mine de rien je continue à espérer et je postule à une bourse via le département de l'Hérault qui s'adresse aux jeunes: le Cap Jeune où une somme allant jusqu'à 1000€ peut être attribuée. Sur la fin du mois, toujours pris dans mes lectures je suis contacté par des amis qui font du rugby à 7 et étant en manque de joueurs ils me proposent de me joindre à eux, ce que je fais avec plaisir fort de mon titre de champion d'Inde de 7 en tant qu’entraîneur/joueur (la classe n'est-il pas?!). C'est ainsi que je finis avril à Nancy et que je rencontre les Grumeaux!

Mai: "Oh un lapin blanc! Je vais le suivre! Appelez moi Alice!"

Mes objectifs définit et sachant où je vais, il me faut me remettre en marche dans la mesure où mon départ est pour le 1er juin. La deuxième semaine du mois aura été une semaine au Pays des Merveilles, cette semaine là j'organisais le jubilé de mon ancien entraîneur (évoqué dans le dernier article) et je devais avoir une réponse pour la bourse Cap Jeune. C'est le jeudi que tout à décollé avec 2 articles parus le matin même sur la presse locale parlant du jubilé et par conséquent de l'association à qui sera reversé l'intégralité des bénéfices. La journée se poursuit avec la réponse du Cap Jeune: 700€ accordé! Et quelque heure plus tard pas encore remis de cette bonne nouvelle, ma mère Lunelloise: Marie, m'appelle m'annonçant que l'association des parents de l'école de rugby de Lunel fait un don à l'association de 1000€!!! Cette journée est de suite plus belle! La belle semaine se poursuit avec un bel évènement organisé le samedi qui après le règlement de toutes les factures aura rapporté 1750€ à l'association ce qui est au delà de mes espérances, ce qui revient à plus de 3400€ pour l'association Pierre à l'édifice sur cette seule semaine. J'ai l'opportunité la semaine d'après d'aller jouer à Tours un nouveau tournoi de 7 et je ne me fais pas prier pour y aller! Là encore je m'y régale et je vois encore les Grumeaux qui me régalent vraiment! Ces tournois me donnent l'occasion de rencontrer plein de nouvelles personnes à qui parler de mon association et encore mieux des gens haut placé fédéralement, ainsi j'ai pu rencontrer Jean-Claude Bacquet président de la Fédération Internationale de Rugby Amateur à Nancy et Jean-Claude Skrela (ancien sélectionneur national et actuellement DTN du rugby français) à Tours, j'ai pu parler avec ces hommes à qui j'avais déjà envoyé des mails. Ils ne peuvent rien faire dans l'absolu pour le rugby indien et pour mon association mais M. Bacquet dont la FIRA s'occupe du Rugby en Europe de l'Est m'a laissé voir des opportunités pour moi d'aller dans des pays comme la Bulgarie ou la Moldavie à mon retour d'Inde... 

Donc me voilà sur le pont pour repartir, je pense avoir fait ce que j'avais à faire ici, rester plus n'aurait pas été productif. Désormais je pars pour 6 mois (jusqu'au 20 novembre), mes objectifs pour l'association seront d'abord sportif: devenir champion d'Inde de Rugby à XV, conserver notre titre à VII et faire monter l'équipe féminine en 1ère division. Ensuite je vais pousser le rugby pour les jeunes qui a du mal à prendre, l'idéal serait de s'étendre à plusieurs écoles et organiser des compétitions inter-scolaires mais il se trouve que les profs et parents sont souvent réticent au sport. Bref, il y a du travail si en plus on ajoute la structuration du club afin qu'il devienne autonome financièrement.

De mon côté, pour l'après Delhi 3 options s'offrent à moi à ce jour:
  
 1- Je trouve un emploi en Inde où ailleurs qui me permette de gagner mon pain tout en faisant le pourquoi de l'association à temps partiel.
 2- J'arrive à me brancher avec la FIRA qui me connecte avec une fédération en Europe de l'Est pour laquelle je travaillerai en tant que je ne sais quoi en charge du développement du rugby (le tout payé par la fédération).
  3- Je me "range": je trouve un travail "alimentaire" qui ne me plait pas forcement mais qui me permette de travailler 10 mois et partir 2 mois afin de continuer le but de l'association.

L'idéal serait que plus de personnes s'investissent dans l'association et s'approprient l'idée afin qu'elle fasse son propre cheminement...

Donc voilà, décollage demain, je vais retrouver mes p'tits indiens qui m'attendent avec impatience et avec qui je me sens bien!

A bientôt et continuez à parler de l'association, même si ça ne sert à rien la plupart du temps, ça permet à certains de continuer de rêver!

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mercredi 23 mai 2012

Jubilé pour l'association

Dans les membres de l'association Pierre à l'édifice figure un personnage qui a été très important dans ma jeunesse et qui continue à me soutenir et me suivre lors de mes pérégrinations autour du monde: Christian Mercier.

Christian a été mon entraîneur ou en tout cas n'a pas été loin des terrains où je jouais depuis l'âge de 6 ans jusqu'à 21 ans. Le fait que son fils ait mon âge y a contribué bien sûr, et il a fait office de second père m'enseignant ce sport mais surtout les valeurs qui vont avec et il a contribué à me faire devenir ce que je suis aujourd'hui d'où ma reconnaissance à son encontre!

Donc, quand en rentrant en France je l'ai contacté pour lui demandé conseil sur l'éventualité d'organiser un évènement avec le club de Villefranche dont il est proche histoire de ramener de l'argent pour l'association, il m'a alors proposé de l'aider à organiser son propre jubilé car pour des raisons de santé il a du arrêter son activité rugbystique et pensait organiser cela pour revoir les personnes qu'il a rencontré pendant toute sa carrière une dernière fois tous ensemble sur le terrain. Et il m'a donc proposé de reverser l'intégralité des bénéfices à l'association. J'ai bien entendu accepté, plus par amitié qu'autre chose.

Après un où deux rendez-vous on avait tout prévu, on a même contacté la presse locale pour en faire la promotion, Christian étant relativement connu dans plusieurs milieux, on a prévu plus de 100 personnes pour cette journée. Christian a contacté tous ses anciens partenaires en club et en vétéran mais aussi ses anciens "enfants" du rugby devenus grand et principalement de ma génération.


On a fait appel à la générosité des personnes et on a réussi à avoir pas mal de réduction de la part de magasins pour l'achat de la nourriture, on a donc économisé prés de 400€ sur cette organisation. L'association a du dépenser en complément 450€.

Le jours J on a reçu l'aide de beaucoup de personnes amies avec Christian de sorte que tout s'est organisé très vite et simplement. Un ancien joueur de Villefranche aujourd'hui à Carcassonne: Julien Sidobre a donné un maillot de l'USC pour le faire gagner lors d'une tombola avec un maillot de Villefranche.

Tout les joueurs potentiels, jeunes et moins jeunes se sont retrouvés en tenue sur le terrain à 16h. Après avoir fait du Touch on a finit par un ceinturé, l'ambiance était super, Christian a même joué, il avait l'enthousiasme d'un Poussin sur le terrain.


Après cette après midi, on est passé à l'apéritif puis au repas. Les amis de "Kikinou" ont répondu présent avec près de 90 personnes. L'ambiance était bon enfant, la météo aurait pu être meilleure mais on s'en est accommodé. Christian s'est bien amusé pendant la journée, les larmes lui venant même au moment de son discours.

Résultat de la journée, tout le monde s'est régalé, on n'a eu que de bons retours. Et cerise sur le gâteau, entre la vente des repas, celle des bière, la tombola et les dons, on a fait un bénéfice net de 1750€! C'est vraiment énorme et génial, le tout avec une centaine de personnes, je suis vraiment content de ce résultat et si qui plus est ça a pu être fait pour une bonne cause c'est encore mieux! Encore un grand merci à Christian pour tout ce qu'il a fait pour moi, que ce soit pour l'association mais aussi pour m'avoir amené où je suis aujourd'hui.


mardi 8 mai 2012

Nouvel élan!

Voilà longtemps que je n'avais pas écrit, veuillez m'en excuser.

Sachez tout d'abord que le moral est remonté depuis la dernière fois où j'accusais fortement le coup. Cet épisode m'aura permis de voir les choses différemment et de changer mon approche pour mon projet. Ce que je vais faire désormais, c'est finir mon engagement avec les Delhi Hurricanes entre juin et novembre où je compte remporter les deux titres nationaux majeurs (XV et VII), en même temps je compte remporter la seconde division féminine en espérant que la compétition se dispute et enfin je vais me pencher sur le rugby scolaire afin d'organiser des tournoi inter-scolaire. 

Après novembre plusieurs options s'offrent à moi, soit je trouve un emploi en Inde qui me permettent d'être autonome financièrement, dans ce cas je continuerai à travailler avec un club là bas mais plus qu'à temps partiel, soit je rentre en France et "je me range", à savoir je trouve un travail alimentaire qui me permette de partir pendant des périodes de 1 ou 2 mois pour continuer le but de l'association et vivre ma passion. La troisième solution serait idéale, j'ai rencontré récemment (plus bas les détails de la rencontre) Jean-Claude Baqué, Président de la Fédération Internationale de Rugby Amateur (FIRA) et vice-président de la FFR, je l'avais déjà contacté par mail et il m'avait ensuite rappelé, il se trouve que le cercle d'action de la FIRA se cantonne à l'Europe donc il ne peut pas m'aider pour l'Inde, mais en parlant avec lui, je lui ai dit que je serais prêt à mon retour à aller travailler en Europe pour la FIRA, là il m'a répondu que ce serait tout a fait possible évoquant la Bulgarie et la Moldavie comme exemple de pays étant à la recherche de personnes. Donc dans quelques moi je le recontacterai et on parlera sérieusement de cela! 

Après avoir passé ma période dépressive où le mauvais oeil était sur moi, je me suis remis en marche en faisant un séjour à Paris qui ne fut pas aussi fructueux que je l'aurais voulu mais qui a eu le mérite de me changer les idées. A mon retour, j'étais regonflé et une chose semble primordiale pour la suite de l'aventure: l'argent! Et oui le nerf de la guerre fait défaut! Donc il a fallu que je trouve des moyens pour remplir les caisses de l'asso. La première est la candidature à la bourse Cap Jeune du département de l'Hérault qui me permet de postuler à une somme de 1000€! Donc le dossier est désormais déposé et j'aurai une réponse surement ce jeudi (10/05)! Pour pouvoir prétendre à cette bourse il faut une contrepartie pour l'Hérault et ses jeunes donc je me suis engagé à faire une exposition photo à mon retour dans la Maison Pour Tous de l'Escoutaïre (quartier Prés d'Arène à Montpellier) où vous serez bien sur tous conviés! Second levier pour ramener de l'argent: un évènement! Et il se trouve qu'en parlant avec mon entraîneur depuis toujours à Villefranche de Lauragais: Christian Mercier, ce dernier voulait depuis quelque temps organiser son jubilé afin de pouvoir revoir tout le monde lors d'une journée sympa. Et il m'a donc proposé d'organisé ce jubilé avec lui et reverser les bénéfices à l'association. C'est vraiment super car Christian connait beaucoup de monde et ça va permettre par la même occasion de faire parler de l'association en local! Donc vous êtes tous les bienvenus le samedi 12 mai au Stade Municipal de Villefranche de Lauragais pour jouer un peu au rugby mais surtout passer une bonne journée!


A côté de cela, il y a deux semaine j'ai participé au Stanislas Sevens de Nancy avec les Esprit Sud Sevens, comme vous l'aurez compris c'était un tournoi de rugby à 7! Fort de mon titre de champion d'Inde de cette discipline en tant qu’entraîneur/joueur (j'aime bien le rappeler!), je me suis retrouver là un peu par hasard, le lundi avant cet évènement des amis de cette équipe qui participe à Nancy au premier tournoi de son histoire m'ont contacté pour que je joue avec eux car ils manquaient de joueurs (la saison de la majorité d'entre eux n'est pas terminée), donc vu que je n'avais rien à faire, j'y suis allé avec grand plaisir (j'ai surtout couru tous les jours à partir de ce moment là n'étant pas athlétiquement au top de ma forme...)! Et je n'ai pas regretté! Avec cette équipe construite au dernier moment avec des gars venant de un peu partout et qui n'avait jamais joué ensemble, on a réussi le plus important: créer une super ambiance! On a progressé pendant tout le tournoi et on a finit par produire des choses intéressantes. Alors le résultats est ce qu'il est (11ème sur 16) mais on s'est tous régalé et on a posé les première pierre d'une super aventure! C'est à ce tournoi que j'ai rencontré JC Baqué qui était là car plusieurs équipe d'Europe de l'Est était présente (Pologne (vainqueur du tournoi), Roumanie, etc). Je risque de participer à un autre tournoi la semaine prochaine, soit à Lavaur soit à Tours, ça me permet de me remettre en forme et surtout d'apprendre des choses pour mon retour en Inde, et entre nous, mon équipe des Delhi Hurricanes championne d'Inde n'aurait pas été ridicule dans ces tournoi, je pense qu'ils auraient fait très bonne figure... Une idée pour le futur? Oui mais ça coûte cher!


Bref, départ vendredi 1er juin de Toulouse pour 6 nouveaux mois d'aventure! 

Au fait on a passé le cap des 600 sur la page Facebook: c'est génial! Continuez à en parler autour de vous!

MERCI!

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